Manifestations : Les Etats-Unis appellent les géants de la technologie à ne pas laisser leur plateforme véhiculer la violence

Le jeudi 25 juin 2020, le département américain de la Sécurité intérieure a envoyé une lettre aux dirigeants de cinq grandes firmes technologiques pour leur demander de veiller à ce que leur plateforme numérique respective ne soit pas utilisée pour stimuler ou inciter à la violence à la suite des manifestations provoquées par la mort de George Floyd.

Le secrétaire par intérim, Chad Wolf, a ainsi adressé la lettre aux PDG de Facebook, Twitter, Google, Snapchat et Apple et leur a demandé de déployer des efforts pour mettre fin au partage d’informations sur la manière de contourner les couvre-feux établis dans les villes, ou de cibler les magasins et les quartiers pour les piller ou les détruire ou encore pour coordonner des attaques à l’encontre d’individus ou de groupes de personnes particuliers.

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Cette lettre intervient à un moment où l’administration dirigée par Donald Trump commence à chercher à identifier les gens qui ont vandalisé des monuments et des statues dans le cadre des manifestations contre les inégalités raciales.

L’administration Trump demande aux plateformes numériques de « faire leur part »

Dans cette lettre initialement rapportée par le Washington Post et relayée par Reuters, Chad Wolf déclare aux PDG des entreprises technologiques et numériques :

Je vous écris pour vous demander de faire votre part pour mettre fin à la violence et aux activités illégales qui se propagent dans notre pays en veillant à ce que vos plateformes ne soient pas utilisées comme un outil pour organiser, faciliter ou inciter à des émeutes dangereuses ou mortelles en violation aux lois locales et nationales. L’utilisation abusive des plateformes de médias sociaux pour coordonner les actes criminels menace la sûreté et la sécurité de notre nation.

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Chad Wolf met en garde contre l’utilisation abusive des réseaux sociaux

Bien que Chad Wolf affirme que « le département soutient la voix puissante que les médias sociaux fournissent à leurs utilisateurs », et il s’agit là principalement des droits au premier amendement qui reconnaissent aux citoyens la liberté d’expression, le secrétaire par intérim a néanmoins mis en garde contre le fait que les médias sociaux servent à perpétuer les activités criminelles.

Si, jusqu’ici, aucun des destinataires de la lettre n’y a encore répondu officiellement, notons que certaines d’entre elles ont déjà pris des mesures à l’encontre de certaines publications controversées, et ce, même si l’auteur de la publication s’est avéré être le président des États-Unis, Donald Trump, lui-même. C’est le cas notamment de Twitter qui n’hésite plus à étiqueter les tweets de Trump qui suscitent la violence, et de Snapchat qui a cessé de mettre le compte de Trump sur la section Découvrir de sa plateforme depuis début juin.

Quelles mesures Apple et Google vont-ils adopter ? Pour Facebook, on sait déjà que le réseau social a intérêt à modifier rapidement ses politiques au risque de perdre de plus en plus d’annonceurs…

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