Mark Zuckerberg prend la défense de Libra devant le Congrès américain

En juin 2019, Facebook a annoncé le lancement de sa propre cryptomonnaie, baptisée Libra, à l’horizon 2020. L’annonce de ce projet a soulevé beaucoup de questions et a fait l’objet de nombreuses critiques. Le 23 octobre 2019, Mark Zuckerberg, le boss de Facebook, a fait face au Congrès américain pour répondre aux questions des législateurs concernant sa monnaie virtuelle.

Le projet Libra ambitionne d’offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires. Avec cette monnaie virtuelle, le leader mondial des réseaux sociaux promet de rendre les transactions monétaires aussi faciles que l’envoi de messages instantanés.

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Toutefois, c’était sans compter les critiques des économistes qui ont déclaré que le lancement du Libra risquait de modifier les équilibres monétaires.

Mark Zuckerberg botte en touche

Dans le livre blanc de son projet, Facebook a indiqué que « La mission de Libra est de développer une devise et une infrastructure financière mondiale simple, au service de milliards de personnes. »

Interrogé sur le fonctionnement de cette monnaie virtuelle, le jeune milliardaire a botté en touche. « Clairement, nous n’avons pas encore verrouillé exactement comment cela va fonctionner. » a-t-il avoué devant les membres du Congrès US.

Des attentes revues à la baisse

Cela ne l’a pas empêché de défendre son projet. « L’objectif de Libra c’est d’abord d’innover et de construire un système de paiement mondial, plus que de créer une nouvelle monnaie. » a-t-il déclaré. Durant sa prise de parole, le dirigeant de Facebook a fait comprendre qu’il avait revu ses attentes à la baisse.

« Il y a déjà des discussions ce sujet, sur l’intérêt de construire un système de paiement à partir d’une monnaie souveraine spécifique plutôt qu’une nouvelle monnaie adossée à un panier de devises. » Mark Zuckerberg a également dû répondre aux questions concernant les partenaires tels que MasterCard, Visa et PayPal, qui ont abandonné le projet. Le CEO a indiqué que ces derniers avaient estimé que le projet était trop risqué.

Malgré les tentatives de Mark Zuckerberg pour convaincre son audience, la plupart d’entre eux n’a pas semblé convaincu par le projet de Facebook. Brad Sherman, un représentant démocrate de Californie, a même déclaré que le Libra serait utilisé pour « financer le terrorisme » et n’aurait « aucune utilité pour aider les populations non-bancarisées. »