Mars était bien différente il y a 3 milliards d’années

Mars fascine les astronomes du monde entier et c’est d’ailleurs ce qui a poussé la NASA à envoyer une mission sur place pour étudier sa surface et la composition de ses sols ou de son atmosphère. Le CNRS s’intéresse lui aussi beaucoup à la planète rouge et il vient ainsi de publier un article fascinant qui nous apprend que la belle n’avait pas du tout cet aspect-là il y a trois milliards d’années.

Si l’on en croit l’étude menée par ses experts, alors Mars aurait connu un énorme basculement à cette période et la planète aurait ainsi vrillé de 20 à 25 degrés pendant plusieurs millions d’années.

Mars

Mars n’a pas encore livré tous ses secrets.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas son axe de rotation qui a changé mais plutôt la position de sa croûte et de son noyau.

Mars et les abricots, même combat !

Cette théorie courait depuis plusieurs années mais elle n’avait pas été prouvée avant la publication des travaux de l’équipe du CNRS.

Sylvain Bouley, un de ses auteurs, a d’ailleurs utilisé une drôle de métaphore pour décrire le phénomène. D’après lui, c’est « un peu comme si la chair d’un abricot tournait autour de son noyau ». Là, tout de suite, c’est beaucoup plus clair, non ?

Ce changement signifie aussi une chose. Mars n’a pas toujours eu cette allure et sa surface était bien différente avant ce grand basculement.

Toujours selon le CNRS, ce brusque changement aurait été provoqué par le développement d’un gigantesque volcan du nom de Tharsis. Il a effectivement formé un dôme à la surface de la planète, un dôme qui fait un peu plus de 5 000 km de diamètre et 12 km d’épaisseur pour un poids estimé à un milliard de milliards de tonnes.

Cette masse a modifié l’équilibre de la planète et Mars a cherché à le compenser en plaçant cette excroissance au niveau de son équateur.

Tout est de la faute de Tharsis

Mine de rien, cette découverte explique aussi pas mal de choses. On comprend maintenant pourquoi les réservoirs souterrains de glace se situent aussi loin des pôles.

En réalité, c’est ce basculement qui a changé leur position.

Les experts du CNRS estiment aussi que ce basculement a pu avoir un impact conséquent sur le climat de la planète. Au final, cette découverte va nous permettre de regarder la belle rouge avec un oeil nouveau et de mieux comprendre sa nature et sa topographie.

Le communiqué du CNRS est disponible à cette adresse et il explique en détails le phénomène, avec quelques illustrations en prime. Et si vous vous posez la question, oui la même chose pourrait très bien arriver à la Terre.

En théorie, du moins.

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