Mars : le mystère du méthane bientôt résolu ?

Des traces de méthane continuent d’être découvertes sur la planète Mars. Les chercheurs de la NASA se rapprochent visiblement de la résolution du mystère de la présence ce gaz.

Le méthane est une molécule organique également présente dans l’atmosphère terrestre. Sa présence est principalement due aux organismes vivants. D’où l’étonnement des chercheurs après en avoir détecté sur Mars. Le rover Curiosity de l’Agence spatiale américaine parcourt la quatrième planète du Système solaire depuis 2012. Il se trouve aujourd’hui à plus de 20 kilomètres de son site d’amarsissage. Au cours de sa mission d’exploration de la surface martienne, l’astromobile a détecté à plusieurs reprises de minuscules traces de méthane.

L'un des nombreux rovers envoyés par la NASA sur Mars
Crédits Pixabay

Le gaz n’est forcément pas d’origine biologique. Des processus géologiques peuvent également justifier sa présence. Néanmoins, la source biologique enthousiasme davantage les chercheurs. Celle-ci nourrit la perspective de trouver des traces de vie sur la planète rouge.

Il y a bien du méthane sur Mars

Après les prélèvements au sol effectués par le drone de la NASA, il fallait confirmer la présence du gaz dans l’atmosphère martienne. ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) est une sonde de l’Agence spatiale européenne en orbite autour de la planète rouge. L’engin spatial n’a détecté aucune trace de méthane dans l’atmosphère martienne.

Les chercheurs ont trouvé cela étrange. Le problème n’est pas la dilution du gaz dans l’atmosphère. Les instruments de mesure du TGO sont assez précis pour détecter même les plus infimes échantillons de méthane. Forcément, l’écart de mesure laissait planer le doute sur la présence de ce composé chimique dans l’environnement martien.

Chris Webster du Laboratoire de recherche sur la propulsion par réaction de la NASA a ainsi rassemblé une équipe pour confirmer l’existence de méthane sur Mars. Le groupe a rassemblé des données de haute précision pendant deux jours. Curiosity a effectué des prélèvements de jour comme de nuit. Webster et ses collègues ont ensuite réexaminé les données, écartant chaque facteur capable de fausser les mesures. Il est désormais établi qu’il y a bien du méthane à la surface martienne.

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L’absence du gaz dans l’atmosphère reste un mystère

Les traces de méthane détectées par Curiosity n’étaient pas le fruit du hasard. Le Soleil peut jouer un rôle dans l’écart des mesures. L’équipe de Webster a découvert que le gaz à la surface martienne peut fluctuer selon l’heure de la journée. Le méthane reste à la surface la nuit et se dilue pendant la journée avant d’atteindre l’atmosphère, de telle sorte que le TGO ne puisse pas le détecter à distance.

Les chercheurs vont maintenant devoir trouver le phénomène qui neutralise le méthane, l’empêchant d’atteindre de la hauteur. À noter que la revue scientifique Astronomy & Astrophysics a publié un papier qui détaille cette étude.

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