Mars : le sous-sol de la planète serait habitable

Il ne fait presque plus aucun doute que la surface de Mars est incapable d’accueillir la vie. Cependant, la situation pourrait être bien différente pour le sous-sol martien.

La possibilité de trouver de la vie sur la planète rouge a toujours été un fantasme. Il existe de nombreuses études sur le sujet. La science-fiction imagine souvent une forme de vie intelligente originaire de la quatrième planète du système solaire. Cependant, les chances de trouver des micro-organismes vivants sur la surface martienne sont presque nulles. Les conditions ne permettent à aucune forme de vie de s’y développer. Les tempêtes de poussière, les rayons cosmiques et les vents solaires ravagent la surface de Mars. Les radiations ionisantes et la forte teneur du sol en perchlorates — toxiques pour les micro-organismes — contribuent également à faire de la surface martienne un lieu extrêmement inhospitalier.

Une photo de Mars
Crédits Unsplash

Certaines formes de vie pourraient trouver refuge dans le sous-sol martien. Une nouvelle étude publiée en juin dernier dans la revue Astrobiology explique cela en détail.

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Des indices dans des météorites martiennes

Les éléments radioactifs dans les profondeurs de la croûte terrestre désintègrent les molécules d’eau. Le processus produit des ingrédients qui peuvent alimenter la vie souterraine. Le phénomène est connu sous le nom de radiolyse et permet aux bactéries dans les failles de la croûte terrestre de survivre pendant des millions, voire des milliards d’années.

Les auteurs de la nouvelle étude pensent que le même phénomène pourrait se produire dans le sous-sol de Mars. « L’environnement avec les meilleures chances d’habitabilité sur Mars est le sous-sol », souligne Jesse Tarnas, planétologue du Laboratoire de recherche sur la propulsion par réaction de la NASA. L’étude du sous-sol martien permettrait de déterminer si la vie pourrait y survivre. Pour cela, Tarnas et ses collègues ont analysé des météorites martiennes qui se sont écrasées sur Terre.

La taille des grains, la composition minérale et l’abondance des éléments radioactifs ont été évaluées. Les chercheurs ont ensuite estimé la porosité de la croûte martienne à l’aide de données satellites et du rover Perseverance. Une simulation informatique a ensuite été utilisée pour la compilation des données. La radiolyse dans le sous-sol martien serait capable de soutenir des communautés microbiennes pendant des milliards d’années – et probablement encore aujourd’hui – à en croire la simulation.

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Seulement s’il y a de l’eau sur Mars

La vie souterraine – telle que décrite par l’étude – nécessiterait de l’eau. À ce jour, on ne sait toujours pas s’il existe des eaux souterraines sur la planète rouge. Déterminer si la croûte martienne abrite de l’eau à l’état liquide constitue une étape essentielle de la recherche. L’hypothèse selon laquelle des lacs souterrains existeraient sur Mars est de plus en plus contestée.

La revue Geophysical Research Letters a publié cette année trois papiers qui réfutent la présence d’eau dans le sous-sol martien.