Mars serait encore plus toxique que prévu

Mars fascine de nombreux chercheurs et elle fait ainsi l’objet d’innombrables études chaque année. La dernière en date porte sur ses sols et elle risque de laisser un goût amer aux futurs colons. La surface de la planète rouge serait en effet encore plus toxique que prévu.

Mars n’est pas le meilleur endroit où passer ses vacances. La planète possède en effet une atmosphère ténue et les températures à sa surface tournent en moyenne autour de -63 °C.

Mars habitable

Ce n’est cependant pas son plus gros problème. Non, car la planète est aussi dépourvue de magnétosphère et elle est du coup directement exposée aux rayons cosmiques et aux protons solaires.

Mars, une planète extrêmement toxique

Résultat des courses, la radioactivité à la surface de la planète est bien supérieure à celle de notre propre monde et elle représente environ le double de celle relevée dans la Station Spatiale Internationale.

Jennifer Wadsworth, une astrobiologiste écossaise, a récemment mené une étude portant sur la toxicité des sols de la planète en se basant sur les derniers relevés effectués par les sondes et les rovers envoyés par la NASA. Elle les a ensuite utilisées pour recréer en laboratoire un sol équivalent à celui de la planète rouge, un sol composé en grande partie de perchlorates.

Le perchlorate existe bien évidemment sur Terre et il est utilisé pour le traitement des cuirs, par exemple, ou même comme propulseur de missiles et de roquettes. On en trouve également dans les feux d’artifice ou dans le gaz utilisé pour gonfler les airbags de nos véhicules.

Extrêmement toxique, il est également considéré comme un perturbateur endocrinien et de nombreuses études ont révélé qu’il pouvait causer des déficits neurologiques importants. Problématique, d’autant que l’usage du perchlorate est devenu très banal en l’espace de quelques années.

Jennifer Wadsworth ne s’est cependant pas contentée de recréer en laboratoire le sol de la planète rouge. En collaboration avec Charles Cochell, un autre astrobiologiste de la même université, elle a en effet mené plusieurs tests afin de déterminer si les organismes vivants terriens étaient capables de survivre dans des conditions analogues à celles de Mars.

Si la vie existe, elle s’est probablement enfouie dans les profondeurs de la planète pour survivre

Pour mener cette expérience, elle s’est notamment appuyée sur le Bacillus subtilis, une bactérie que l’on retrouve sur notre planète, mais également sur les sondes spatiales. Les chercheurs utilisent en règle générale les rayons ultra-violets pour la détruire et éviter ainsi la contamination des mondes distants. En tentant de recréer les conditions de vie martienne, la chercheuse s’est rendu compte que la bactérie mourrait deux fois plus vite lorsqu’elle était mise en présence de perchlorates.

Elle ne s’est cependant pas arrêtée là et elle a ensuite mis en contact des bactéries avec des rayons ultraviolets, des perchlorates, de l’oxyde de fer et du peroxyde. Cette fois, elles sont mortes onze fois plus vite.

Que peut-on en déduire ? Tout simplement que le sol martien est un cocktail toxique extrêmement dangereux pour les formes de vie terrestre. Si Mars abrite réellement la vie, il est donc fort probable qu’elle se soit enfouie dans les profondeurs de la planète pour subsister.

Finalement, c’est peut-être pour cette raison qu’il n’y a pas de colonies d’esclaves sexuels sur la planète rouge.