Mary Reeser et l’étonnant cas de combustion spontanée humaine

Les incidents chroniques de combustion humaine spontanée, où une personne prend feu sans cause apparente, remontent à la fin du 15ème siècle. Parmi les épisodes les plus récents, cependant, aucun n’a été cité plus souvent que celui de Mary Reeser.

Reeser, une résidente de Saint-Pétersbourg, en Floride, âgée de 67 ans, a passé la soirée du 1er juillet 1951 de manière tout à fait normale, recevant les visites de son fils et d’un voisin.

Une mort mystérieuse

Ce jour-là, Mary Reeser portait une chemise de nuit à rayures, des pantoufles de chambre et un peignoir. Quand ils l’ont quitté, tout dans l’appartement semblait normal. Mais le lendemain matin lorsque le facteur est passé, il n’a reçu aucune réponse lorsqu’il a frappé à la porte.

Il a alors interpelé le même voisin, et ensemble ils ont remarqué que la poignée de la porte était chaude au toucher. Le voisin a alors demandé aux ouvriers se trouvant sur un chantier à proximité (ont affirmé certaines sources aux policiers) de l’aide pour entrer dans l’appartement.

Une fois à l’intérieur, ils ont trouvé l’appartement inhabituellement chaud en dépit du fait que plusieurs fenêtres étaient ouvertes. Dans un coin de la pièce, ils ont également aperçu un tas de cendres, les restes brûlés d’une chaise et d’une lampe, et une horloge électrique avec le câble fondu qui s’était arrêtée à 4h20. À part les restes calcinés dans ce coin, l’appartement était complètement intact. En y regardant de plus près, ils ont trouvé dans les cendres le pied gauche d’une femme, toujours en pantoufles (certaines sources affirment qu’un crâne humain rétréci a également été trouvé). C’est tout ce qui restait de Mary Reeser.

Une affaire qui laisse perplexes les experts

Il n’y avait aucun signe d’effraction, de cambriolage ou de toute autre intrusion extérieure dans l’appartement. Les autorités complètement déboussolées ont fait appel à des consultants pour les aider. Pour les experts, ce n’était clairement pas un feu ordinaire. Ils ont estimé qu’un feu de 3000 degrés brûlant pendant plusieurs heures était nécessaire pour consumer un être humain à ce point.

Mais avec un feu brûlant à cette température et pendant tout ce temps, pourquoi le reste de l’appartement, sinon l’ensemble du bâtiment, n’avait-t-il pas brûlé ?

La police de Saint-Pétersbourg a sollicité l’aide du F.B.I., mais le Bureau n’a pas pu donner plus d’explication.

L’anthropologue américain Wilton Krogman, alors consultant sur l’affaire, a écrit : “J’ai du mal à croire qu’un corps humain, une fois enflammé, va littéralement se consumer – se brûler, comme une bougie… jamais je n’ai vu un corps si complètement consumé par la chaleur. C’est contraire à l’expérience normale, et je considère ce cas comme la chose la plus étonnante que j’ai jamais vue… En le relisant, les poils sur mon cou se hérissent et j’ai une peur vague. Si je vivais au Moyen Âge, je murmurerais quelque chose à propos de la magie noire.”

Un cas de combustion humaine spontanée ?

Alors qu’est-ce qui est vraiment arrivé à Mary Reeser ? Pourrait-il s’agir d’un cas de combustion humaine spontanée ? La combustion humaine spontanée désigne des cas présumés de brûlure d’un corps humain vivant, sans source d’inflammation externe apparente. Il y a eu environ 200 cas cités dans le monde sur une période d’environ 300 ans.

De nombreuses hypothèses tentent d’expliquer les différents cas de combustion spontanée humaine. Elles sont généralement de trois groupes :

  • Explications paranormales (par exemple, un fantôme ou une intervention divine) ;
  • Explications naturelles basées sur un phénomène inconnu et autrement non observé (par exemple, la production de gaz anormalement concentré ou des niveaux élevés d’alcool dans le sang provoquent une inflammation spontanée) ;
  • Explications naturelles impliquant une source externe d’inflammation (par exemple, la victime a laissé tomber une cigarette).

Dans le cas de Mary Reeser, après une enquête qui n’a pas abouti, la police a fini par classer la cause comme étant « une cigarette négligée ».