Massacre de Christchurch : Facebook va renforcer sa politique de restriction

Il aura fallu attendre deux semaines après le massacre de Christchurch pour que Mark Zuckerberg et son bras droit Sheryl Sandberg sortent de leur silence et fassent enfin une déclaration officielle concernant les responsabilités de Facebook dans cette horrible affaire.

Pour rappel, la fusillade avait été postée en direct sur Facebook Live par un des attaquants. Avant d’avoir pu être supprimée par les modérateurs du site, la vidéo est devenue virale sur Internet.

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Dans une lettre ouverte publiée le samedi 30 mars dernier dans le New Zealand Herald, Sheryl Sandberg a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes du massacre. La directrice des opérations de Facebook a annoncé que des mesures allaient être prises pour renforcer la politique de restriction concernant le partage de « contenus préjudiciables » sur sa plateforme.

Trois nouvelles mesures

Dans sa lettre, Sheryl Sandberg explique que depuis l’attaque de Christchurch, Facebook planche sur plusieurs technologies qui permettent de réimporter les identités. Elle évoque aussi la mise en place de nouvelles mesures : « […] renforcer les règles d’utilisation de Facebook Live, prendre d’autres mesures pour lutter contre la haine sur nos plateformes et soutenir la communauté néo-zélandaise. »

« […] nous explorons les restrictions sur ce qui peut passer en ligne en fonction de facteurs tels que les violations antérieures des normes de la communauté », a également assuré le bras droit de Mark Zuckerberg, mais sans donner davantage de précisions à ce sujet. La lettre ne propose d’ailleurs pas encore de plan directeur concernant cette fameuse nouvelle politique de restriction de Facebook.

Facebook va mener l’enquête

« Beaucoup d’entre vous ont demandé à juste titre comment des plateformes en ligne telles que Facebook ont ​​été utilisées pour diffuser des vidéos horribles de l’attaque […] Nous sommes déterminés à examiner ce qui s’est passé et avons collaboré étroitement avec la police néo-zélandaise pour soutenir sa réponse », a affirmé Sheryl Sandberg dans sa lettre ouverte.

Cette dernière témoigne ainsi de la bonne volonté de Facebook à mettre toute cette affaire au clair. Pour ce qui est des améliorations apportées à la plateforme dans le but d’empêcher que ce genre d’affaires ne se reproduise, Mark Zuckerberg avait partagé une lettre qui invite les gouvernements et organismes à renforcer la réglementation des contenus publiés sur Facebook.

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