Mattel a présenté une poupée qui n’est ni une fille ni un garçon

Mattel veut s’adapter à la société dans laquelle nous vivons actuellement et cela commence par l’inclusion de la diversité. Après que Christophe Salmon, le grand boss de Mattel France et secrétaire général de la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP), ait signé au nom de la fédération des fabricants de jouets une charte pour une représentation mixte des jouets au Ministère de l’Économie et des Finances, on apprend que Mattel va présenter une nouvelle gamme de poupées Barbie non genrées et personnalisables.

C’est le 24 septembre dernier que le fabricant de jouets américain a annoncé officiellement le lancement de cette nouvelle gamme baptisée « Creatable World ». Mattel a également officialisé cette nouvelle sur Twitter.

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« Dans notre monde, les poupées n’ont aucune limite, tout comme les enfants qui jouent avec elles. Nous vous présentons #CreatableWorld, une gamme de poupées conçues pour éviter les étiquettes et inclure tout le monde », peut-on lire.

Promouvoir l’inclusion

Kim Culmone, vice-présidente de la division Mattel Fashion Doll Design, a expliqué lors d’une récente interview que les jouets étaient « le reflet de notre culture » et que c’était le moment idéal pour lancer cette gamme étant donné que le monde « célèbre l’impact positif de l’inclusion ».

La gamme « Creatable World »propose une série de sept figurines « neutres », c’est-à-dire qui ne sont ni filles, ni garçons. La poupée sera commercialisée avec des accessoires qui permettront aux enfants de choisir quel genre ils souhaitent donner à leur poupée. Parmi les accessoires qui seront mis à leur disposition, on citera notamment les perruques cheveux longs ou courts, les jupes, les shorts et les pantalons.

Mattel ne veut pas influencer les enfants

Si certains voient l’introduction de ces poupées comme une belle ouverture à l’inclusion, d’autres ne le voient pas de cet œil et accusent Mattel de vouloir influencer les enfants. Richard Dickson, le président de Mattel, s’est préparé à ce genre de critiques.

« Nous ne faisons pas de politique. Nous respectons les décisions de chaque parent sur la manière d’élever leurs enfants. Notre travail est de stimuler l’imagination. Nos jouets sont un support pour engager une conversation culturelle, mais c’est votre conversation, pas la nôtre, votre opinion, pas la nôtre. »

Ces poupées seront d’abord vendues aux États-Unis au prix de 29,99 dollars.