Mauvaise nouvelle, le Global Carbon Project prévoit des niveaux d’émission de CO2 de 37 milliards de tonnes pour cette année

Une étude menée par l’équipe du Global Carbon Project, menée par Rob Jackson, chercheur à l’Université de Stanford conclut que l’utilisation des combustibles fossiles tels que le gaz naturel, le charbon ou le pétrole pourrait entraîner une hausse considérable des émissions de dioxyde de carbone (CO2) cette année.

Ces émissions ont, en effet, connu un ralentissement comparé aux taux des émissions de l’année dernière. Et malheureusement, elles risquent d’atteindre un nouveau record en fin d’année, avec des estimations à 37 milliards de tonnes de CO2.

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Les résultats de ces recherches coïncident justement avec la tenue de la conférence de Madrid sur le Changements Climatique (COP 25) et ont été publiés dans Earth Science, Environmental Research Letters et Nature Climate Change.

Une augmentation due à l’utilisation du charbon et de gaz naturel

Malgré la diminution de la consommation de charbon aux États-Unis et au sein de l’Union européenne, le charbon reste la principale cause de l’augmentation d’émission de CO2 dans le monde (40%), le pétrole prend la seconde place (34%), suivi du gaz naturel (20%).

En effet, l’utilisation de ces types de combustibles fossiles contribue fortement à l’augmentation des niveaux d’émission de carbone dans l’atmosphère, surtout au niveau des pays en voie de développement qui ont encore du chemin à faire en matière d’accès à l’énergie.

Plus de 50% des émissions viennent des États-Unis, de l’Union européenne et de la Chine

Selon ces chercheurs, même en diminuant le taux de consommation de charbon, ces trois pays occupent les trois premiers du rang des pays les plus émetteurs de gaz carbonique dans le monde.

Si on prend l’exemple des États-Unis, une personne consomme seize fois plus de pétrole qu’en Inde et six fois plus qu’en Chine. Pareil pour l’utilisation de véhicule avec un véhicule par personne aux États-Unis contre « un pour quarante en Inde et un pour six en Chine. ».

Ces chercheurs déclarent ainsi qu’il est urgent d’adopter des politiques nationales et un cadre international de limitation de l’émission de dioxyde de carbone. Sans quoi nous aurons bientôt à faire face à de gros problèmes d’ici 2030. Mais au vu des circonstances, ce n’est pas gagné.