Max Payne, ce que j’en pense…

Max Payne, le jeu vidéo, a marqué les esprits en son temps. Ce qui explique sans doute pourquoi il s’est trouvé adapté au cinéma et que de nombreux fans se sont précipités dans les salles à sa sortie, le 12 novembre dernier. Moi, j’ai pris mon temps et j’ai donc attendu aujourd’hui pour le voir. Et, franchement, je pense que j’aurais mieux fait de m’abstenir et de rester chez moi…



Avant tout, il faut préciser que Max Payne est un bon divertissement. Comme la roue de la fortune. La réalisation est sympathique, certaines scènes sont juste superbes et les effets spéciaux en imposent, même si le mode “bullet time” a tendance à se faire désirer. Et aussi qu’il déconne parfois, comme à la fin du film, lorsqu’il se déclenche une fois que le faux gros méchant (un mec sans intérêt) a déjà la balle dans son corps. Mais bon, peu importe, on s’en prend globalement plein la gueule quand même.

Non, ce qui m’a vraiment posé problème, c’est le scénario. Presque inexistant. Alors, j’imagine que vous allez me dire qu’il n’est pas facile d’adapter un jeu vidéo au grand écran, ce qui est d’ailleurs totalement vrai. Devant un film, les spectateurs restent passifs et ils doivent par conséquent être sollicités pour oublier qu’ils ne font rien. Dans un jeu vidéo, c’est plutôt le contraire, ce qui fait que la sauce ne prend pas toujours.

Seulement voilà, ce n’est pas non plus une raison pour bâcler une histoire comme le fait Max Payne. Durant toute la première partie du film, j’ai manqué à plusieurs reprises de m’endormir. C’est simplement l’idée d’avoir filé 10 euros pour me retrouver là qui m’a permis de me tenir éveillé. La seconde partie du film, elle, est un peu plus intéressante mais ne va pas jusqu’au bout des choses. En bref, l’ensemble manque un peu de substance.

Le pire, dans cette triste histoire, c’est qu’il aurait suffit de pas grand chose (genre un vrai scénariste, qui sait rêver, imaginer et écrire) pour faire de ce film un monument cinématographique. Oui, presque rien, mais c’est finalement déjà trop. Au lieu de ça, on se retrouve face à un navet farçi de bonnes intentions, soupoudré d’un bon paquet de testostérone, mais qui ne vous fera même pas rêver un tout petit peu.

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est d’attendre sa sortie en DVD pour le regarder. Et encore, vaudra mieux le louer parce qu’il ne vaut même pas le coup qu’on l’achète.

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