Médicaments imprimés en 3D : bientôt une réalité ?

Dans un futur proche, l’achat de médicaments dans les pharmacies sera sans doute appelé à changer. Il faut savoir que depuis 2015, des chercheurs de l’université de Michigan aux États-Unis ont réussi l’exploit d’imprimer des médicaments 3D. Cette technologie novatrice s’inspire directement de la technique d’impression par jet de vapeur organique qui est notamment utilisée dans le domaine de l’électronique. Cela permet de ne pas ajouter d’additif ou de solvant au produit.

D’après les scientifiques, l’impression 3D de médicaments serait très bénéfique pour les centres hospitaliers et les pharmacies. Cette technologie devrait permettre à ces derniers d’imprimer des pilules en tenant compte des besoins spécifiques de chaque patient. Pourtant, l’utilisation de l’impression 3D dans le domaine pharmaceutique est encore très limitée.

Pilule Sport

À ce jour, seuls le Spritam ou Lévétiracetam, un antiépileptique, a obtenu l’aval de la FDA pour une fabrication grâce à cette technique.

Une meilleure efficacité du traitement

Pour faire simple, la technique de l’impression 3D des médicaments consiste à chauffer les molécules actives du médicament. L’objectif est de faire s’évaporer ces dernières qui vont ensuite être associées à un gaz inerte tel que le diazote.

Par la suite, le mélange passe dans un tube aux dimensions réduites afin d’arriver à former un film cristallin très mince. Les chercheurs ont réussi à contrôler avec une grande précision la fabrication de ce film au moment de l’impression.

Il faut souligner que par la suite, l’université de Singapour a développé une version améliorée de cette imprimante de médicaments 3D. La machine peut fabriquer un seul comprimé qui contient plusieurs substances actives. D’autre part, elle est en mesure de différer le délai d’action de certaines substances contenues dans la pilule.

Une innovation qui ouvre de nouvelles possibilités

Selon Max Shtein, qui a participé aux travaux ayant conduit à l’élaboration de l’imprimante dans l’Université du Michigan, cette technique permet de rendre la pilule beaucoup plus poreuse. Ce qui présente l’avantage de rendre cette dernière plus soluble dans l’eau, avec pour conséquence immédiate une meilleure efficacité dans la destruction des cellules cancéreuses.

Par ailleurs, cette imprimante 3D permet d’offrir davantage d’efficacité aux molécules dont la solubilité n’autorise pas la fabrication par les méthodes classiques. Quasiment la moitié des nouveaux composés médicamenteux sont concernés par cette situation. Grâce à ce procédé, les industriels peuvent désormais accélérer leurs essais préliminaires.

Bien qu’encore dans ses balbutiements, l’impression des médicaments en 3D est appelée à se développer et permettre à l’industrie pharmaceutique de faire un grand bond en matière d’efficacité.

Mots-clés médecinesanté