Megaupload 2.0 : quelques infos supplémentaires

La fin de l’année risque d’être très chargée et pas seulement à cause des fêtes de fin d’année. Non, car c’est également durant ces prochaines semaines que Kim Dotcom va lancer ses deux nouveaux services : Megabox et… Megaupload. Ce même Megaupload qui avait été fermé par le FBI et qui semble bien décidé à revenir plus fort que jamais. On connait d’ailleurs certaines de ses caractéristiques mais Kim a finalement lâché un peu plus d’infos à l’occasion d’une entrevue menée par Wired. Et si vous avez envie de savoir quelles sont les surprises que nous réserve la prochaine version de Megaupload, et bien on peut dire que vous êtes drôlement bien tombés.

Côté utilisateur, le nouveau Megaupload proposera exactement la même chose que l’ancien. L’internaute pourra uploader, ou téléverser, ses fichiers sur le service et générer ensuite des liens pour les partager avec tous ses amis. Les vacances en camp nudiste de l’oncle Teddy n’auront plus aucun secret pour vous, de même que la dernière partie de Paint Ball de cette bonne vieille Mme Michu.

Megaupload 2.0 : quelques infos supplémentaires

Là où les choses vont changer, c’est au niveau de la sécurisation des données. Kim semble avoir appris de ses erreurs passées et le nouveau Megaupload sera donc bien plus sécurisé que l’ancien. Tous les fichiers envoyés sur le service seront ainsi chiffrés en AES et l’uploadeur, ou le téléverseur mais ça fait un peu couillon, sera le seul à avoir la clé. Concrètement, cela veut donc dire que Megaupload sera dans l’incapacité technique de “voir” les fichiers partagés sur ses propres serveurs. Ce qui veut aussi dire que le FBI, la CIA, la DST et les GI-Joe ne le pourront pas non plus. Sur le plan légal, c’est assez intéressant. Si les serveurs de la plateforme venaient à être saisis, leur contenu ne pourrait donc pas être utilisé contre Kim et ses amis.

Et justement, puisqu’on en parle, il faut aussi savoir que l’architecture du nouveau Megaupload sera de type décentralisée. Kim Dotcom a commencé à construire des partenariats avec des hébergeurs situés aux quatre coins du globe – à l’exception des Etats-Unis, bien évidemment – afin de mettre en place une solution de type mirroring. En gros, chaque fichier sera stocké sur plusieurs serveurs. Si l’un de ces derniers vient à tomber, le fichier sera donc toujours accessible.

Au final, donc, on sent bien que Kim et ses amis ont mis à profit l’attaque du FBI et du gouvernement américain pour élaborer leur nouvelle plateforme, et autant dire que ça risque quand même de faire grincer quelques dents. Et cette fois, Megaupload risque d’être un peu plus dur à arrêter…

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