Aux États-Unis, même les cerfs sauvages ont attrapé la COVID-19

Alors que le Sars-CoV-2 ne cesse de se répandre aux quatre coins du globe, tout en créant de nouveaux variants, de récentes études ont démontré qu’aux États-Unis, la pandémie affecte aussi la population de cerfs sauvages. Une conclusion avancée par des chercheurs américains suite aux analyses de prélèvements sanguins provenant de cette espèce.

Il faut bien dire que le rythme auquel le Sars-CoV-2 se propage chez cette espèce préoccupe les scientifiques. En effet, si le Sars-CoV-2 provenant de ces cerfs sauvages revient vers l’être humain, la situation pourrait grandement empirer.

La photo d'un cerf
Crédits Roman Grac – Pixabay

Malheureusement, beaucoup de facteurs jouent en faveur de cette éventualité.

Le virus se propage à vitesse grand V chez les cerfs sauvages

Au total, les chercheurs ont effectué 624 prélèvements sanguins. Tandis que 385 d’entre eux étaient faits entre janvier et mars 2021, les 239 restants ont été effectués entre 2011 et 2020. Pour la précision, les échantillons prélevés avant 2019, soit avant cette pandémie, n’indiquaient aucune trace de Sars-CoV-2.

Quant aux autres prélèvements, ils comportaient des anticorps Sars-CoV-2. Ce qui prouve clairement qu’avant cette pandémie, les cerfs sauvages n’étaient pas affectés par ce virus. Et les statistiques sont très alarmantes.

En effet, tandis qu’en Virginie, 40 % des cerfs sauvages présentent des anticorps contre la COVID-19, les chiffres s’élèvent à 60 % au Michigan.

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La vigilance est de mise afin d’éviter une catastrophe

Les chercheurs ont souligné que ce n’est pas étonnant que le coronavirus touche maintenant cette espèce, vu qu’elle entre très fréquemment en contact avec les humains. Aux États-Unis, les cerfs sauvages vivent en effet majoritairement près des zones peuplées. De plus,le fait que ces animaux vivent en communauté favorise la transmission du Sars-CoV-2.

Selon les experts, les cerfs sauvages pourraient transmettre à l’homme une nouvelle forme de Sars-CoV-2, beaucoup plus dangereuse que les souches de coronavirus qui circulent actuellement. Ils alertent donc sur l’importance de garder un œil sur la faune afin d’éviter que cela n’arrive.

Hormis les cerfs sauvages eux-mêmes, il est également crucial de surveiller les potentielles sources communes d’exposition.

Pour de plus amples détails, cette étude est disponible sur le serveur de préimpression bioRxiv.

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