Mercedes-Benz et Bosch : des taxis autonomes vont être testés à San Jose

Bonne nouvelle pour les habitants de San José : Mercedes-Benz et Bosch vont tester des transports autonomes de classe S dans la ville. Des petits chanceux vont pouvoir effectuer leurs trajets de West San Jose jusqu’au centre-ville dans des taxis de luxe.

Les deux sociétés allemandes ont annoncé la bonne nouvelle le 9 décembre dernier. Il s’agit d’une petite victoire pour Mercedes qui planche depuis si longtemps sur de nombreux projets de voitures autonomes et concepts futuristes.

Taxi

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Finalement, c’est ce projet commun avec Bosch qui est lancé. Le duo promet une expérience inédite pour ceux qui seront les premiers à tester les taxis autonomes.

Une campagne d’essai décisive

Pour Bosch et Mercedes, le lancement de ces tests grandeur nature est un véritable défi. Comme l’explique Uwe Keller, responsable de la conduite autonome chez Mercedes-Benz dans un communiqué : « ce ne sont pas seulement les véhicules automatisés qui doivent faire leurs preuves. Nous avons également besoin de preuves qu’ils peuvent s’intégrer comme une pièce du puzzle de la mobilité urbaine. »    

Il faut savoir que le thème de la conduite autonome est dans la ligne de mire des deux entreprises allemandes depuis 2017. Depuis tout ce temps, le duo a soigneusement tout planifié. Ainsi, le choix de la ville de San Jose n’est pas un hasard, car la ville prépare l’accroissement de sa population avec la mise en place d’un système de transport autonome.

Des taxis autonomes et sécuritaires ?

Si les taxis autonomes de Bosch et Mercedes seront sans chauffeurs, des conducteurs de sécurité seront quand même assis à l’avant, côté passager, pour veiller au grain. Les taxis circuleront également suivant un itinéraire fixe, il n’y aura donc pas d’improvisation.

Tout a été pensé pour garantir un maximum de sécurité pour les passagers, car rappelons qu’il ne s’agit encore pour l’instant que de phases tests. Il faut garder en tête que la technologie doit encore s’adapter à son environnement.

James Peng, président de la start-up autonome Pony.ai, explique à ce sujet : « la conduite autonome dans un environnement simple est assez facile, mais si vous ajoutez l’irrationalité de tous les autres véhicules, les piétons, alors il devint très difficile de le garder en sécurité. » 

En espérant que la période d’essai soit concluante et que les problèmes relatifs à la sécurité soient résolus, les taxis autonomes ont hâte de faire leurs preuves sur le marché.