Facebook : Messenger se dote d’une limite dans le partage de messages pour lutter contre la désinformation

Facebook, en tant que société, a de nombreuses fois été pointé du doigt pour sa gestion de la désinformation. Car sur les services de l’entreprise, à savoir WhatsApp, Messenger, Facebook et Instagram, les fausses informations circulent à vitesse grand V sans que les modérateurs ne fassent quoi que ce soit, dans certains cas. Mark Zuckerberg s’était même mis à dos certains de ses employés, refusant de lutter contre les “fake news pendant la campagne présidentielle américaine qui se déroule actuellement. Mais cela n’empêche pas Facebook de déployer certains outils, dont le dernier en date concerne Messenger.

La messagerie limite désormais le partage de messages.

Un écran e téléphone avec le logo de Facebook

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

De quoi lutter contre la désinformation en évitant une propagation rapide de fausses informations.

Facebook renforce sa lutte contre la désinformation

WhatsApp limite depuis plusieurs mois le transfert de messages, souhaitant lutter contre la désinformation. Et sa maison-mère, Facebook, décide aujourd’hui de faire de même avec Messenger. Désormais, les messages ne pourront être transférés qu’à cinq personnes/groupes à la fois. Dans sa note, Facebook explique que cette fonction “est un moyen efficace de freiner la diffusion de désinformation virale et du contenu qui pourrait causer des problèmes dans le vrai monde“.

Il semblerait donc que cette limitation ait fonctionné chez WhatsApp pour que Facebook décide de l’appliquer à l’une de ses autres messageries. Une fonction déployée progressivement à travers le monde et qui sera entièrement disponible pour ses utilisateurs le 24 septembre prochain.

Avec cette nouvelle limitation, Facebook compte également montrer son implication dans la lutte contre la désinformation, régulièrement accusé de faire le minimum. Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle, avait notamment attaqué la société sur ce point.

Car les élections présidentielles américaines se tiennent actuellement et apporteront, comme toujours, leurs lots d’informations fausses. Facebook avait déjà été accusé d’ingérence lors des précédentes, notamment lors du scandale Cambridge Analytica qui provoqua la convocation de Mark Zuckerberg devant le congrès américain pour répondre de ces actes.

Si Facebook ne peut pas arrêter la diffusion de fausses informations dans les messages privés de ses utilisateurs, il est en revanche possible pour la société d’en contrôler la diffusion. Et cela passe par une limitation pour les transferts.