Meta s’allie à la science pour comprendre le mal-être numérique !

Les réseaux sociaux rendent-ils heureux ou malheureux ? C’est la question existentielle de notre époque hyperconnectée. Entre addictions aux likes, FOMO chronique et déprime digitale, nous pressentons intuitivement que Facebook, Instagram et consorts siphonnent notre joie de vivre. Mais quel est leur impact réel ?

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Pour répondre à cette interrogation, Meta, maison mère de Facebook et Instagram, vient de nouer un partenariat inédit avec le Center for Open Science (COS). Objective serait de mener une vaste étude scientifique afin de déterminer précisément comment les réseaux sociaux influencent le bien-être des personnes.

Une initiative louable en apparence

À première vue, cette démarche semble louable. Après tout, qui mieux que le roi des réseaux sociaux pourrait éclairer sur le sujet ? Sauf que le temps de cette annonce laisse songeur. Car Meta est actuellement dans la tourmente. Mercredi, Mark Zuckerberg en personne sera auditionné au Sénat américain pour répondre d’une cascade de scandales qui entache la protection des mineurs sur ses plateformes.

Pire, le groupe fait l’objet de deux procès retentissants qui l’accuse d’avoir sciemment favorisé le harcèlement et l’addiction des plus jeunes utilisateurs. Difficile, alors, de voir dans ce partenariat une initiative purement philanthropique. On se demande si derrière les discours lénifiants, n’y aurait-il pas une opération de communication savamment orchestrée.

« Chez Meta, nous voulons faire notre part pour contribuer à la compréhension de la communauté scientifique sur la façon dont différents facteurs peuvent ou non être liés au bien-être des gens. Nous nous engageons à le faire d’une manière qui respecte la vie privée des personnes qui utilisent notre application », a confié Curtiss Cobb, vice-président de la recherche chez Meta, dans un communiqué de presse.

Vers une compréhension objective du mal-être numérique ?

Qu’importe finalement les motivations de Meta, si cette recherche permet réellement de mieux cerner les ressorts du mal-être digital, le pronostic vital de notre santé mentale en ligne est engagé. Selon le COS (Center for Open Science), ce programme utilisera des méthodes scientifiques rigoureuses, à même de garantir des résultats fiables et reproductibles.

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L’organisme promet aussi la plus grande transparence, avec publication systématique des découvertes, qu’elles correspondent ou non aux attentes initiales. Voilà qui pourrait effectivement faire avancer le débat de fond sur l’impact sanitaire des réseaux, par-delà la caractérisation binaire et souvent passionnelle du phénomène.

Sur la voix d’un apprentissage des travers numériques ?

Cette recherche ouvre la voie à une meilleure compréhension des facteurs qui créent le mal-être en ligne et qui nourrissent parfois la souffrance numérique d’un individu. Sur les réseaux sociaux, ce défaut de perception exacerbe notre vulnérabilité émotionnelle et stimule notre propension à ruminer.

Décoder ces biais inconscients qui parasitent les interactions sociales médiatisées, ce serait donc aussi panser les plaies numériques à la racine et réconcilier durablement bien-être individuel et vie connectée.

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