UE : Meta accusée de vol de données des utilisateurs !

La société mère de Facebook et Instagram est à nouveau visée par des plaintes sur le territoire européen. Des groupes de défense des droits des consommateurs ont accusé la société d’avoir collecté illégalement les données de centaines de millions d’utilisateurs. Avec ces nouvelles plaintes, Meta, qui fait depuis des années l’objet d’un examen réglementaire intense, s’expose à de nouvelles poursuites judiciaires.

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Crédit Photo : Meta

Une collecte illégale et massive sur Facebook et Instagram

Les groupes de consommateurs indiquent que Meta collecte une quantité importante d’informations sur ses utilisateurs sans leurs consentements. Cela inclut des données utilisées pour connaître leur orientation sexuelle, leur état émotionnel et bien d’autres. Ils estiment donc que les pratiques de la société enfreignent le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Dans un communiqué, l’Organisation européenne des consommateurs (BEUC) n’a pas manqué d’alerter l’opinion sur ces violations.

Elle affirme à ce sujet : « Avec ces pratiques illégales, Meta alimente le système de publicité basé sur la surveillance qui suit les consommateurs en ligne et collecte de grandes quantités de données personnelles dans le but de leur montrer des publicités ». Cependant, il faut mentionner que cette plainte est l’une des nombreuses poursuites engagées par les organisations et les responsables européens contre Meta. En mai 2023, la société avait déjà écopé d’une amende de 1,2 milliard d’euros.

Les régulateurs européens lui reprochaient d’avoir violé les règles du RGPD en transférant des informations personnelles vers les USA. Récemment, ils l’ont aussi forcé à demander le consentement des utilisateurs avant de collecter leurs données à des fins commerciales. Par la suite, Meta a lancé un service d’abonnement de 12,99 € en Europe pour utiliser Facebook et Instagram sans publicité. Le 1er mars, la société envisage par ailleurs d’introduire d’autres frais pour chaque nouveau compte créé dans le cadre de cette offre.

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Un système de traitement de données opaque

Pour la BUEC, le service d’abonnement de Meta offre aux utilisateurs européens « un choix injuste et trompeur ». En effet, la société ne leur pas de savoir dans quelle mesure l’offre modifierait la manière dont leurs informations sont traitées. De plus, l’hégémonie de Meta dans le paysage numérique empêche les utilisateurs de quitter ses plateformes sans se couper de leurs familles et proches. À ce titre, l’organisation a déposé une plainte auprès des autorités européennes de protection des consommateurs en novembre.

Elle estime que cette approche du « paiement ou du consentement » était un exemple de pratique déloyale interdite par l’UE. Ursula Pachl, directrice générale adjointe du BEUC, affirme dans une note : « L’offre de Meta aux consommateurs n’est que de la fumée et des miroirs pour dissimuler ce qui est, à la base, le même vieux récupérateur de toutes sortes d’informations sensibles sur la vie des gens, qu’elle monétise ensuite grâce à son modèle publicitaire invasif ».

Source : WRAL NEWS

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