C’est confirmé, notre mini lune est un propulseur de fusée

L’Univers est plein de mystères qui n’ont pas encore été percés à jour par l’Homme. Les instruments spatiaux captent parfois des phénomènes étranges qui attirent l’attention des chercheurs. Dans certains cas, il s’agit de lumières ou de sursauts radio rapides dont les origines sont inconnues. D’autres fois, ce sont des corps célestes dont la nature reste à déterminer.

Le 17 septembre 2020, le télescope hawaïen Pan-STARRS a détecté un objet entrant dans cette deuxième catégorie. Ce corps céleste, qui a hérité du nom 2020 SO, a intrigué les scientifiques en raison de sa taille et de son orbite inhabituelle. Sa nature a fait l’objet de nombreuses spéculations. Certains ont suggéré qu’il s’agissait d’un astéroïde. D’autres ont dit que c’était un objet artificiel.

Crédits Pixabay

Le chercheur Paul Chodas, du Center for Near-Earth Object (CNEOS), est partisan de cette deuxième hypothèse. D’après lui, le 2020 SO serait le premier étage de la fusée Atlas-Centaur qui a été utilisé en septembre 1966 pour envoyer l’atterrisseur lunaire Surveyor 2. Cette théorie a récemment été confirmée par la NASA.

Un objet qui a visité la Terre à de nombreuses reprises

Les scientifiques sont revenus en arrière et se sont penchés sur l’orbite de ce corps céleste. Les analyses ont démontré que 2020 SO s’était rapproché de la Terre à de nombreuses reprises au cours de ces dernières décennies.

En 1966, cet objet était très proche de la Terre. La distance qui le séparer de notre planète était telle que les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’elle avait une origine terrestre. Il s’est avéré que cette période coïncidait avec le lancement de la mission Surveyor 2 de la NASA.

La NASA confirme l’hypothèse de Paul Chodas

Une équipe dirigée par Vishnu Reddy, professeur agrégé et planétologue au laboratoire lunaire et planétaire de l’Université de l’Arizona, s’est servi de l’Infrared Telescope Facility (IRTF) de la NASA pour vérifier la théorie de Paul Chodas. Ils ont pu établir une correspondance entre les caractéristiques du 2020 SO et celle de l’étage d’une fusée Centaur qui dérive actuellement dans l’espace.

L’équipe de Vishnu Reddy a conclu que 2020 SO était bel et bien d’origine artificielle.

« Nous sommes arrivés à résoudre ce mystère grâce au travail de Pan-STARRS, Paul Chodas et des équipes de CNEOS, LBT IRTF3 », lit-on.

Le 1er décembre 2020, 2020 SO se trouvait à une distance très réduite de la Terre. En mars 2021, ce corps céleste devrait s’en éloigner pour rejoindre une nouvelle orbite autour du Soleil.