Le plus petit “sapin de Noël” au monde fait… 4 nanomètres de haut

Maura Willems, une jeune étudiante en physique appliquée de l’Université de technologie de Delft (TU Delft) nous confirme qu’on peut très bien utiliser la technologie pour fabriquer quelque chose d’amusant et d’assez sympathique en cette période des festivités de Noël.

Elle s’est en effet lancé le défi de fabriquer le plus petit sapin de Noël en se servant d’un équipement qui ne sert habituellement pas à ce genre de chose, un microscope à effet tunnel.

décorations sapin de Noël

Crédits Pixabay

Ce genre d’appareil est d’habitude utilisé pour construire de minuscules structures atome par atome afin d’étudier leurs propriétés de mécanique quantique. Willems a ainsi réussi à découper des atomes individuels dans un réseau cristallin, obtenant par la suite une structure en forme de sapin à peine plus épaisse qu’un simple brin d’ADN, mesurant tout juste 4 nanomètres de haut.

Un sapin microscopique fait de 51 atomes agencés par la chercheuse

Un microscope à effet tunnel est un appareil complexe que les scientifiques utilisent pour scanner des atomes au niveau individuel, leur permettant même de changer la position de ces derniers. D’ailleurs, avec les microscopes à effet tunnel à balayage, des chercheurs peuvent étudier l’activité des électrons et la supraconductivité dans le graphène.

Mettant ces propriétés à profit, Willems a pu réaliser un exploit en fabriquant ce sapin incroyablement petit, construit à partir de 51 atomes d’un parfait réseau cristallin. Sans compter le sommet du sapin, il mesure exactement 4 nanomètres de haut.

Pouviez-vous imaginer que le plus petit sapin de Noël au monde serait 20 000 fois plus fin qu’un cheveu humain ?

Quelque chose de plus amusant que les recherches scientifiques

On peut bien dire que le minuscule sapin de Willems n’a rien à envier à d’autres arbres de Noël de taille macroscopique, tels que celui de Gubbio qui illumine les pentes du Mont Ingino (Italie) ou encore le mât de transmission de 372 mètres de haut de la Tour Gerbrandy à Lopik (Pays-Bas).

En effet, même s’il ne nous révèle pas de nouvelles connaissances concernant le monde microscopique, le tout petit sapin nous donne une idée sur ce dont les scientifiques sont capables quand ils s’ennuient ou quand ils cherchent à s’amuser.