Monster Hunter : L’adaptation cinématographique retirée des salles chinoises pour une blague raciste

Paul W.S. Anderson, après avoir (très mal) adapté Resident Evil de Capcom, récidive avec une autre adaptation cinématographique d’une franchise du studio nippon : Monster Hunter. Le cinéaste n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il aura également réalisé Mortal Kombat, a produit Dead or Alive et devait diriger Castlevania au cinéma (encore Capcom !) avant que le projet ne soit annulé. Autant dire que les joueurs étaient en droit de craindre une nouvelle hérésie avec Monster Hunter, dont le dernier épisode en date est un immense succès. Le personnage de Milla Jovovich, Artemis, avait même été invité pour l’occasion.

Et moins d’une journée après sa sortie en Chine, territoire très lucratif pour les blockbusters, Monster Hunter est retiré des salles là-bas, explique Variety.

Crédit : Screen Gems, Sony Pictures Releasing France

La raison ? Une blague raciste à l’égard des Chinois qui passe extrêmement mal. Monster Hunter World a même été directement impacté par la polémique.

Une blague qui fait référence à un chant raciste

Monster Hunter fait énormément parler de lui en Chine. Mais en mal. C’est une scène que les spectateurs n’ont pas appréciée dans laquelle Jin Au-Yeung balance à un autre « Look at my knees. What kind of knees are these ? Chinese »Un jeu de mots entre « knees » (« genoux ») et « chinese » (« chinois » qui rappelle une comptine raciste, autrefois chantée par le monde anglo-saxon : « Chinese, Japanese, dirty knees, look at thes »Ce qui veut littéralement dire « chinois, japonais, genoux sales, regardez-les ».

On pourrait penser à une référence non intentionnelle, tous ne connaissant pas forcément cette comptine raciste, mais il semblerait que les sous-titres chinois aient été modifiés pour ne pas correspondre à la réalité. Ce qui a de quoi interpeller les spectateurs bilingues vivant en Chine.

Depuis, la polémique gronde sur les réseaux sociaux. Le distributeur de Monster Hunter n’hésite pas à striker toutes les vidéos postées de cette scène polémique. Beaucoup s’interrogent sur la décision de Tencent, société chinoise qui coproduit le long-métrage, de laisser passer une telle blague. Sans oublier Capcom, studio pourtant japonais.

Monster Hunter World, dernier volet de la franchise vidéoludique, est depuis victime d’un immense review-bombing de la part de joueurs chinois, qui accusent Capcom de n’avoir rien fait.

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