Mourir peut attendre : son réalisateur parle de l’influence du design sonore des jeux vidéo

Cary Joji Fukunaga, réalisateur de Mourir peut attendre, soient les nouvelles aventures de James Bond sur grand écran, a confié qu’à son sens, la conception sonore des jeux vidéo a une influence sur le cinéma.

Le jeu vidéo est souvent considéré comme le parent pauvre du cinéma. La plupart du temps car reprenant des codes du septième art sans toutefois se hisser à un niveau jugé convenable.

Daniel Craig dans le rôle de James Bond
Crédits Gaumont/Columbia TriStar Films

Au fil du temps, les exceptions telles que Metal Gear Solid tendent à devenir la norme, avec des productions vidéoludiques aux moyens déployés en si grand nombre que les lignes avec le cinéma n’apparaissent plus si parallèles.

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Cary Joji Fukunaga parle Call of Duty et de son impact sonore sur les films

Dans ces conditions, on ne sera pas surpris de lire que certains jeux vidéo ont suffisamment tiré leur épingle du jeu pour que leur qualité soit reconnue par des acteurs de l’autre métier.

Dans le cadre de sa tournée promotionnelle pour Mourir peut attendre, nouveau film de l’agent 007, son réalisateur Cary Joji Fukunaga a déclaré à IGN (transcription anglaise par Screen Rant) qu’à son sens, les films se mettent de nouveau à s’inspirer des jeux vidéo, en particulier au niveau du travail réalisé sur le son :

“Vous savez, dans la mesure où les jeux vidéo ont fait partie de ma vie, ce qui est très intéressant à propos de la conception sonore des jeux vidéo, c’est […] combien la conception sonore des jeux a maintenant ré-influencé le cinéma. Par exemple, si vous pensez aux sons de la mécanique d’une mitrailleuse, comment le cliquetis métallique de Call of Duty a fait son chemin dans les effets sonores du mixage des films. Ça remonte à ‘Sin nombre’ [NDLR : son premier film sorti en 2009], je me souviens avoir parlé à mes mixeurs sur ‘Sin nombre’, ‘Non, ça ne ressemble pas au son de mes jeux’. Vous voyez ? Ce qui a un effet très spécifique. Je sais qu’un vrai pistolet a un son différent dans la vie réelle, mais quand vous faites un film, vous essayez d’influencer vos sens pour que ça ressemble à la vie réelle et parfois la traduction directe de la vie réelle n’a pas le même effet.”

Plus loin, après avoir cité Half Life, Biohazard (Resident Evil) ou The Last of Us pour leur efficacité à transmettre l’effroi par leur aspect sonore, le réalisateur reconnaît que le pratique assidue du jeu vidéo l’a conduit à vouloir reproduire certaines sensations de ce média dans son travail :

“Plus vous passez de temps à jouer à des jeux, plus vous passez de temps dans un monde où vous pouvez décider d’aimer l’effet que ce jeu a sur vous. ‘Qu’est-ce qu’ils font ? Comment puis-je […] réemployer cela ?'”

Mourir peut attendre est dans les salles depuis le mercredi 6 octobre.

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