Ms Pac-Man retirée d’une ressortie de PAC-LAND

La version Arcade Archives de PAC-LAND paraissant en ce jour n’y dépeint plus Ms. Pac-Man comme dans le jeu original. La pastille au ruban y est remplacée par un personnage portant cette fois-ci un chapeau, et c’est pour une question de droits que Bandai Namco aurait opéré ce changement.

Si vous craquez pour la ressortie de PAC-LAND sur les plates-formes actuelles grâce aux efforts de l’éditeur HAMSTER, il est possible que vous n’y remarquiez pas un changement, pourtant notable pour un public âgé et connaisseur. Le personnage de Pac-Man n’y retrouve en effet plus Ms. Pac-Man, ou du moins, pas dans l’apparence qu’on connaissait à cette dernière. À la place, la pastille sur pattes qui l’accueille porte un chapeau d’un rose moins voyant. Le comparatif offert par un utilisateur de Twitter montre que le sprite de Baby Pac a lui aussi changé.

Crédit YouTube.

D’après Ryan Silberman, auteur de l’ouvrage “Pac-Man: Birth of an Icon”, la dame au chapeau semble s’appeler Pac-Mom et devrait figurer dans la compilation à venir Pac-Man Museum+. Pour tenter de comprendre le pourquoi du comment, il convient de remonter à la sortie du tout premier Ms. Pac-Man. Il faut ainsi savoir que le jeu n’avait pas été créé par Namco. Il s’agissait d’une version modifiée du titre Crazy Otto conçu par les programmeurs américains de la General Computer Corporation (GCC).

Ms Pac-Man retirée au profit de Pac-Mom : problème de droits entre Bandai Namco et AtGames

Détenteur des droits de Pac-Man aux États-Unis, Midway souhaitait sortir une suite, sauf que Namco n’en avait pas dans les cartons. La société américaine avait alors choisi d’acquérir les droits de Crazy Otto, pour finalement donner naissance à Ms. Pac-Man. Après la résiliation en 1984 du contrat liant Namco à Midway, et a priori parce que le premier n’avait pas autorisé le second à sortir Ms Pac-Man, les droits de ce dernier étaient revenus à l’entreprise japonaise. GCC continuerait malgré tout de recevoir des royalties via le contrat signé avec Midway.

Un accord avait été conclu en 2008 entre Bandai Namco et GCC, mais certains problèmes subsistaient. Puis, en 2019, AtGames avait mis sur le marché un mini-cabinet d’arcade Ms. Pac-Man. Horreur chez Bandai Namco qui affirmait ainsi n’avoir jamais validé une telle sortie. Un semaine après que l’éditeur nippon avait intenté un procès à AtGames, le fabricant américain s’était arrangé avec GCC pour récupérer les royalties liées aux sorties de Ms. Pac-Man.

Ne désirant visiblement pas donner un sou à AtGames, Bandai Namco chercherait donc à effacer Ms. Pac-Man de son histoire et à la remplacer par le personnage de Pac-Mom. Mais dans le fond, c’est peut-être juste une demoiselle à qui Pac-Man aurait finalement passé la bague au doigt.

Source : compte Twitter @nickisonlinet (via VGC)

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