Le mystère de la disparition d’Amélia Earhart enfin résolu ?

Amélia Earhart est entrée dans l’histoire en essayant de faire le tour du monde à bord de son avion. Elle a embarqué à bord du Lockheed Electra en 1937 pour se lancer dans ce périple. Rien ne laissait alors présager qu’elle ne reviendrait jamais de son voyage.

Pourtant, peu de temps après son départ, Amélia Earhart a disparu sans laisser de traces. On sait que son avion survolait l’océan Pacifique pour se rendre à l’atoll Howland. À l’époque, sa disparition avait fait grand bruit. Les autorités avaient remué ciel et terre pour la retrouver, mais en vain.

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Au fil des années, de nombreuses théories ont émergé quant à ce qui serait advenu d’Amélia Earhart. Aucune d’entre elles n’a été confirmée à ce jour. L’affaire de sa disparition vient toutefois de connaître un nouveau rebondissement.

Une plaque provenant du Lockheed Electra ?

Le Daily Mail nous apprend que des chercheurs du Penn State University sont en train d’analyser une plaque métallique qui pourrait provenir du Lockheed Electra. La plaque en question a été trouvée en 1991 par Richard Gillepsie, le directeur du The International Group for Historic Aircraft Recovery, sur l’île de Nikumaroro. Cette région se trouve à environ 640 km de l’atoll Howland.

Les experts veulent vérifier si cette plaque vient réellement de l’avion d’Amélia Earhart. Pour ce faire, ils ont utilisé le réacteur nucléaire Breazeale de l’université.  Ils ont eu recours à cette technique pour en apprendre plus sur la composition interne et externe de la plaque.

Des traces de hache

Les chercheurs ne pensaient pas trouver grand-chose en raison de l’état de la plaque. Celle-ci est restée dans les profondeurs marines pendant des années. Elle a été transportée sur la terre ferme par une tempête.

« Comme elle est restée longtemps dans la mer, nous avons pensé que nous verrions peut-être une accumulation de corail, peut-être de la peinture de surface sur l’échantillon. »

Pourtant, ce qu’ils ont trouvé a dépassé toutes leurs attentes. Les analyses ont révélé des traces de hache sur la plaque métallique. D’autre part, ils ont remarqué qu’un de ses bords avait été plié à de nombreuses reprises jusqu’à ce qu’elle se détache de la partie à laquelle elle était rattachée.

Pour le moment, les éléments à leur disposition ne leur permettent pas de confirmer que cette plaque métallique provient vraiment d’Amélia Earhart.

« Nous n’allons pas trouver la signature d’Earhart sur cette plaque, ou quelque chose qui confirme définitivement qu’elle appartient à son avion », explique Daniel Beck, un pilote qui gère le programme d’ingénierie du Penn State Radiation Science and Engineering Center (RSEC).

Les experts prévoient de publier les résultats de leurs recherches au printemps 2021.