On a peut-être résolu le mystère des souterrains nazis de Metz

Grâce à un guide conférencier à l’Ascomémo, le mystère autour des souterrains nazis de Metz est en partie élucidé. Pour essayer de répondre à nos questions, cet amateur d’histoire n’a pas hésité à fouiner dans les archives municipales de la ville.

Les sept souterrains de la ville de Metz suscitent beaucoup de questions depuis de nombreuses années. En effet, personne ne semble savoir pourquoi ils ont été creusés là où ils sont (sous une colline), encore moins leur utilité. On sait par contre que ces cavités ont été creusées sous l’ordre des nazis entre 1943 et 1944. Elles sont l’œuvre d’entreprises locales et de prisonniers soviétiques. Mais grâce à un guide conférencier à l’Ascomémo (Association pour la Conservation de la Mémoire de la Moselle en 1939-1945) du nom de Georges Jérôme, l’existence de ces constructions est désormais en partie expliquée.

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Pour trouver la vérité, ce passionné d’histoire a effectué des recherches dans les archives de la ville de Metz.

Construits à la demande de la protection aérienne allemande

Ces recherches personnelles lui ont permis de savoir que les souterrains avaient été commandés par l’organisation locale de la Luftschutz, la protection aérienne nazie. L’historien n’a pas fourni suffisamment de détails, mais il convient de noter qu’il est l’une des rares personnes qui savent le mieux les aspects civils de Metz durant l’annexion de la Moselle en 1940.

Les travaux ont commencé en novembre 1943 et ont pris fin en juillet 1944 en raison de la progression des affrontements sur le sol français. À cette époque, Metz avait été attribué à un commandement militaire. Comme l’explique le Républicain Lorrain, les souterrains devaient initialement servir de lieux pour protéger les civils. Les alertes aériennes se répétaient effectivement presque quotidiennement au cours de la seconde moitié de 1943.

Des frais de construction non remboursés

Georges Jérôme a aussi fait une étonnante découverte lors de ses travaux de documentation. Dans un document datant de 1947, l’historien a découvert que le Reich n’a remboursé que 900 000 reichsmarks à la ville de Metz sur les 5 millions que cette dernière avait déboursés pour financer la construction. La facture de 4,1 millions est tout de même parvenue entre les mains des membres du nouveau gouvernement de l’Allemagne.  

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