La NASA a une idée pour tenter de localiser les civilisations extraterrestre

Les chercheurs sont persuadés qu’il existe une forme de vie extraterrestre quelque part dans l’Univers. Ces derniers élargissent leur champ de recherches pour optimiser leurs chances de trouver des civilisations extraterrestres.  Le 9 février 2021, le scientifique Ravi Kopparapu, du Goddard Space Flight Center de la NASA, a publié une étude dans la revue Astrophysical Journal à ce sujet.

Selon lui, si une civilisation extraterrestre existe sur une planète donnée, la détection de la pollution atmosphérique pourrait indiquer sa présence. Ravi Koppaparu estime qu’il faudrait donc chercher du dioxyde d’azote (NO₂). Sur Terre, ce gaz est notamment produit par la combustion de carburants fossiles.

Photo de Michael Draeger. Crédits Pixabay

Cela peut suggérer l’existence d’une civilisation extraterrestre dotée d’une technologie avancée.

Une civilisation industrialisée ?

« Sur Terre, la majeure partie du dioxyde d’azote est émis par l’activité humaine – les processus de combustion comme les émissions des véhicules et les centrales électriques à combustibles fossiles », explique Ravi Kopparapu.

D’après lui, la détection de ce gaz sur une planète pourrait y indiquer la présence d’une forme de vie intelligente.

« Dans la basse atmosphère, c’est-à-dire à environ 10 et 15 km, le dioxyde d’azote provenant des activités humaines est plus important que celui venant des sources non humaines. Cela veut dire que l’observation de NO₂ sur une planète habitable peut potentiellement indiquer la présence d’une civilisation industrialisée. »

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À la recherche d’une technosignature

À l’heure actuelle, les chercheurs ont répertorié 4000 exoplanètes. Certaines d’entre elles offrent des conditions propices à l’apparition d’une forme de vie. Les experts pensent qu’elles pourraient abriter des êtres tellement évolués qu’ils seraient à l’origine d’une civilisation technologique. Malheureusement, la plupart de ces planètes se trouvent à une distance trop importante.

Les scientifiques ne peuvent donc pas y envoyer des instruments spatiaux pour vérifier leurs hypothèses. À la place, ils devront utiliser de puissants télescopes pour voir ce qui se cache dans l’atmosphère des exoplanètes. D’autre part, les experts veulent aussi suivre la piste des technosignatures. Cela indique la présence de gaz produit par des procédés industriels. L’étude de Ravi Kopparapu est la première à  considérer le NO₂ comme une éventuelle technosignature.

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« D’autres études considèrent les chrolofluorocarbones (CFC) comme des technosignatures. Néanmoins, les CFC sont des produits chimiques très spécifiques qui pourraient ne pas être répandus ailleurs. Le NO₂, par comparaison, est un sous-produit de tout processus de combustion. »

Les chercheurs tentent actuellement de savoir si le NO₂ produit des signaux qui peuvent être détectés par les télescopes actuels.

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