Ne comptez pas sur l’été pour freiner la propagation du Covid-19

Le Covid-19 a paralysé une bonne partie du monde et il ne faudra pas compter sur l’arrivée de l’été pour freiner sa propagation. C’est du moins ce que révèle une étude réalisée en Chine et publiée dans l’European Respiratory Journal.

Né en décembre à Wuhan, le Covid-19 s’est très vite répandu à travers le globe. D’après les derniers chiffres communiqués par la Santé Publique, le nombre de contaminés atteindrait les 1 734 913 cas, pour 108 192 décès.

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L’Europe ne fait pas exception à la règle, pas plus que la France. 95 403 cas ont ainsi été recensés en France, avec plus de 1613 cas en 24 heures et un total de 14 393 décès arrêtés au 12 avril à 14 heures.

Le Covid-19, résistant à la chaleur et aux UV

Le bilan est lourd et la situation n’est visiblement pas prête de s’améliorer. L’été ne devrait effectivement avoir aucun impact sur la propagation du virus. Pas dans notre hémisphère en tout cas.

Les saisons ont en effet un impact sur la plupart des virus connus. En règle générale, la propagation de la grippe ou du SRAS est comme entravée durant la saison chaude, et ce en raison de plusieurs facteurs distincts, comme l’augmentation du rayonnement ultraviolet ou encore une production accrue de vitamine D chez les organismes hôtes.

Ye YaoJinhua PanZhixi LiuXia MengWeidong WangHaidong Kan et Weibing Wang, des chercheurs de la Fudan University à Shanghaï, ont précisément mené une étude portant sur la résistance du Covid-19 à la chaleur et aux ultraviolets. Avec des résultats peu engageants à la clé.

La seule stratégie à adopter : le confinement

Pour ce faire, les chercheurs se sont appuyés sur deux types de données, à savoir les données météorologiques (température, humidité) fournies par les services chinois et le rayonnement UV transmis par le satellite Aura placé dans l’orbite terrestre par la NASA. Ils les ont ensuite confrontés aux taux d’infectiosité relevés dans 224 villes chinoises sur une période allant du début de l’année au mois de mars.

Le résultat est sans appel. D’après leurs conclusions, la hausse de la température et l’évolution du taux d’humidité n’auraient absolument aucun impact sur la propagation du Covid-19. Pas plus que les ultraviolets.

Le taux d’incidence cumulé montre en effet que le virus a pu continuer à se propager malgré l’augmentation des températures et de la quantité d’ultraviolets sur le territoire chinois.

Concrètement, et en supposant que leurs données soient justes, alors cela voudrait dire que l’été ne freinera en rien la propagation de la pandémie.

Les chercheurs estiment donc que le meilleur moyen de bloquer le virus reste d’appliquer – et de respecter – les mesures de confinement.