Neom, la ville du futur selon l’Arabie Saoudite

L’Arabie saoudite s’est engagée dans la construction d’une ville ultra futuriste au beau milieu du désert. Cette puissance financière qui est presque sans limites y voit un investissement qui devrait lui rapporter cent milliards de dollars en 2030. L’annonce a été faite par Mohammed ben Salmane Al Saoud, le prince héritier du royaume.  Son objectif est notamment de se défaire de la dépendance du pays au pétrole.

La mégalopole de développement économique devrait s’étendre sur 26.600 kilomètres carrés. Implantée au nord-ouest royaume, cette ville high-tech est baptisée Neom pour Neo-Mostaqbal (« nouveau futur »). Bordée par la mer rouge, Neom sera également respectueuse de l’environnement. Elle fonctionnera essentiellement à base d’énergies renouvelables.

Neom

Ce programme s’inscrit dans une grande refonte économique de l’économie saoudienne. « Le monde se tournera vers Neom », peut-on lire sur le site promoteur.

Une ville sans pollution

D’après ses promoteurs, cette « ville du futur » sera dépourvue de pollution atmosphérique. Elle offrira un air pur et frais, une qualité de vie meilleure pour les habitants. Un grand jardin sera construit au cœur de la métropole. Un programme de dessalement d’eau de mer est également prévu.

Des activités agricoles révolutionnaires seront entreprises sur cette terre qui n’est, jusqu’ici, qu’un vaste désert. Il s’agira plus exactement de cultures en zone aride et en eau de mer. Les fermes s’appuieront principalement sur l’énergie éolienne et photovoltaïque, ainsi que sur un système de stockage à grande échelle.

Une plateforme open source

Les promoteurs ont songé à ce que la ville soit propice aux investissements, en prévoyant une législation et un système fiscal adaptés. La cité devra être attractive non seulement pour les entreprises mais aussi pour les experts et les scientifiques.

Neom ambitionne d’être l’avant-garde des futures percées technologiques. Elle entend aussi exploiter les moyens et outils high-tech les plus avancées. Les voitures, les taxis et les transports en commun autonomes auront une place centrale dans la mobilité urbaine. Enfin, Neom fera office de « plateforme open source » dont les experts disposeront pour analyser les conséquences de ce nouveau type d’urbanisme.

L’achèvement de la première phase de la construction est prévu pour 2025.