Nihonium, Moscovium, Tennessine, Oganesson, les nouveaux éléments chimiques se sont enfin trouvés un nom

Le tableau des éléments est en perpétuelle évolution et quatre nouveaux éléments lourds viennent d’ailleurs de le compléter, des éléments baptisés en hommage aux scientifiques et aux laboratoires qui les ont découvert : Nihonium, Moscovium, Tennessine et Oganesson. Et non, le Lemmium ne fait pas partie de la liste. Dommage pour les signataires de cette surprenante pétition.

Le tableau périodique des éléments trouve ses origines dans la fin du 18ème siècle. Antoine Lavoisier a en effet été le premier à tenter de réunir les éléments connus dans un tableau.

Tableau Périodique

Dmitri Mendeleïev, le père du tableau périodique des éléments.

Il avait d’ailleurs été évoqué dans un de ses livres, et plus précisément dans son Traité élémentaire de chimie, présenté dans un ordre nouveau et d’après les découvertes modernes.

Le tableau périodique des éléments est né au 18ème siècle

Il n’a cependant pas été le seul à travailler sur un tel projet. De nombreux hommes de sciences ont contribué à ce fameux tableau, des hommes comme Johann Wolfgang Dobereiner, Jean-Baptiste Dumas, Alexandre-Emile Béguyer de Chancourtois, John Alexander Reina Newlands, William Odling, Lothar Meyer ou encore… Dmitri Ivanovich Mendeleïev.

Le célèbre chimiste russe est d’ailleurs à l’origine du tout premier tableau périodique des éléments. Il se rapprochait beaucoup de celui que nos chimistes utilisent à l’heure actuelle mais il a mis quelques années avant de s’installer sur le marché. Les travaux de Mendeleïev ont en effet été accueillis avec un certain scepticisme par ses pairs.

Il a d’ailleurs fallu attendre la publication des travaux de John Newlands et de Lothar Meyer pour qu’il soit accepté par les scientifiques.

Ce fameux tableau a pas mal évolué au fil des siècles. De nouveaux éléments sont progressivement venus le compléter et l’enrichir.

Comme indiqué un peu plus haut, le tableau vient de recevoir quatre nouveaux éléments, des éléments nommés en l’honneur de leur découvreur : Nihonium, Moscovium, Tennessine et Oganesson.

Quatre nouveaux éléments viennent compléter le tableau

Le Nihonium (Nh), pour commencer, porte le numéro 113 car son noyau comporte très exactement 113 protons. Il nous vient tout droit d’un accélérateur d’ions situé au Japon et il a été généré suite à la collision entre deux ions.

Magnifique, mais il n’a existé que pendant quelques millièmes de secondes avant de disparaître. Il n’est en effet pas des plus stables. Notez en outre que cet élément est le premier à avoir été découvert dans un pays asiatique. Champagne !

Le Moscovium (Mc) regroupe 115 protons différents et il a été découvert lors d’une expérience menée par l’Institut Unifié de Recherches Nucléaires en Russie, un institut qui se situe non loin de… Moscou. Le lien est assez évident.

Le Tennesine (Ts) porte le numéro 117 et il regroupe ainsi 117 protons. Il est apparu pour la première fois dans le laboratoire Flerov de Doubna en Russie en 2010 avant de se retrouver à l’université Johannes-Gutemberg de Mayance, en Allemagne, en 2014.

Toutefois, à la base, il est né aux Etats-Unis et plus précisément dans le laboratoire d’Oak Ridge, dans l’état du Tennessee. C’est en effet lui qui a fourni l’élément qui lui a donné naissance et il a donc donné son nom à l’élément. Logique.

L’Oganesson (Og) a le numéro 118 et il contient 118 protons. Son nom, il le doit au professeur Yuri Oganessian. Né en 1933, il a été le pionnier des recherches sur les éléments superlourds situés au-delà du numéro 92 et c’est donc lui qui a donné son nom à cet élément.

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Mots-clés chimie