Nintendo poursuit un revendeur Amazon spécialisé dans le jailbreak

Nintendo a déposé plainte contre un individu accusé d’avoir commercialisé sur Amazon des articles conçus pour contourner les barrières de sécurité de la Switch. Le constructeur évoque un problème international qui prend de l’ampleur.

La branche américaine de Nintendo a intenté une action en justice contre un revendeur Amazon spécialisé dans le jailbreak. Confiée à un tribunal de Seattle, l’affaire cible un certain Le Hoang Minh qui aurait esquivé les mesures de copyright de Nintendo en vendant un appareil connu sous le nom de RCM Loader. Ce dernier est conçu pour jailbreaker la Switch. La plainte explique comment les systèmes de sécurité de la console fonctionnent et comment les hackers arrivent à les contourner. Concernant le produit commercialisé par l’accusé, il s’agit d’un dongle USB dont le rôle est d’injecter des fichiers de charge utile pour faire en sorte que la Switch accepte l’exécution de titres piratés.

Crédits Anthony Ashley – Pixabay.com

« Tout cela se passe sans autorisation ni compensation de Nintendo ou de tout éditeur de jeux légal », regrette la firme.

2500 dollars pour chaque infraction

Le document explique également que le périphérique permet aux propriétaires de copies légales de jeux de copier et de partager ces jeux avec d’autres joueurs qui utilisent le RCM Loader. Pour s’assurer que la poursuite prenne effet le plus tôt possible, Nintendo a envoyé un avis DMCA à l’accusé, ce dernier ayant déjà fait l’objet d’une demande reconventionnelle.

Nintendo espère entre autres que le juge arrête le revendeur et lui fasse payer la somme de 2500 dollars pour chaque infraction, à titre de dommages et intérêts. Dans sa plainte, la société souligne que ce genre d’infraction tend à se multiplier au point de devenir un fléau international.

Une pratique qui prend de l’ampleur

En mai dernier, le constructeur avait par exemple engagé des poursuites judiciaires contre deux revendeurs d’outils de hacking.  Une démarche qui a basculé en sa faveur puisque les accusés ont été contraints de lui verser la somme de deux millions de dollars, en plus de l’injonction permanente dont ils ont fait l’objet.

À noter que dans le cadre de ces poursuites, Nintendo accusait les vendeurs de trafic de matériel et de logiciels créés par un groupe dénommé Team Xecuter. Deux membres de ce dernier ont été arrêtés plus tôt cette année et accusés d’une dizaine de chefs d’inculpation.

Mots-clés nintendo