Nintendo Switch: Deux pirates ont été arrêtés pour fraude

Vendredi 02 octobre 2020, The Verge nous rapporte que deux pirates informatiques français, Max Louarn et Gary Bowser, ont été arrêtés en République dominicaine et ont été accusés de plusieurs fraudes. Originaires du Canada, ces deux hommes seraient à la tête d’une organisation de piratage de données et de piratage de consoles connus sous le nom de Team Xecuter.

Le groupe est connu pour fabriquer des outils qui servent à craquer Nintendo Switch, dont un périphérique USB appelé SX Pro qui permet d’exécuter des jeux piratés sur la console. Team Xecuter concevrait également des outils de piratage pour d’autres appareils comme la Nintendo 3DS et la NES Classic.

crédit Pixabay / InspiredImages

Le groupe de pirates a déjà eu des litiges avec le groupe Nintendo qui a intenté deux poursuites contre Team Xecuter en mai 2020 avec pour ferme intention de fermer des détaillants tiers qui revendent les produits du groupe en ligne.

Team Xecuter est reconnu comme étant un groupe criminel international notoire

Le procureur général adjoint par intérim, Brian Rabbitt, de la division criminelle du ministère de la Justice a déclaré dans un communiqué que les accusés sont « les dirigeants d’un groupe criminel international notoire qui a récolté des bénéfices illégaux pendant des années en piratant la technologie des jeux vidéo d’entreprises américaines ».

Il ajoute également que « ces arrestations montrent que le ministère tiendra pour responsables les pirates informatiques qui cherchent à réquisitionner et à exploiter la priorité intellectuelle des entreprises américaines à des fins financières, peu importe où ils se trouvent ».

Les pirates voulaient créer et soutenir des bibliothèques de jeux vidéo piratés

Par ailleurs, le communiqué du ministère de la Justice a déclaré que le groupe de pirates « a tenté de protéger son activité globale en utilisant une grande variété de marques, de sites web et de canaux de distribution » et que le groupe a « dissimulé son activité illégale avec un prétendu désir de soutenir les amateurs de jeux qui voulaient concevoir leurs propres jeux vidéo à des fins non commerciales » alors que le groupe développe et vend des outils à but lucratif afin de « créer et soutenir des bibliothèques en ligne de jeux vidéo piratés ».

Max Louarn et Gary Bowser devront répondre à 11 chefs d’accusation dont des accusations de complot en vue de commettre une fraude électronique ainsi qu’à une accusation de blanchiment d’argent. Ils encourent une peine de 20 ans d’emprisonnement pour l’accusation de complot pour fraude et 5 ans pour les autres chefs d’inculpation.