Notre Voie Lactée abriterait environ 300 millions d’exoplanètes susceptibles d’accueillir la vie

Des scientifiques du Centre de recherche Ames de la NASA ont récemment déclaré qu’il existerait près de 300 millions d’exoplanètes potentiellement habitables dans notre galaxie.

Il s’agirait de planètes rocheuses en orbite à une distance favorable à la vie autour d’étoiles, c’est-à-dire dans la fameuse zone habitable. Cette étude a été partagée sur arXiv dans l’attente d’une prochaine publication dans The Astronomical Journal.

L'espace, ou plutôt la Voie lactée

Crédit Pixabay

Ce chiffre reste néanmoins approximatif et ne constitue pas encore de preuve solide pour affirmer que ces exoplanètes sont réellement habitées. Toutefois, les prochaines missions de recherche d’une vie extraterrestre pourront quand même se baser dessus.

Les données du télescope spatial Kepler ont encore servi pour ces travaux

Comme indiqué, Steve Bryson et ses collègues ont utilisé les données récoltées durant la première mission du télescope Kepler, de 2009 à 2013 pour arriver à cette nouvelle estimation. L’objectif était alors de définir le nombre d’exoplanètes en orbite autour d’une étoile similaire au Soleil. Les astres recherchés devaient également être rocheux à l’instar de la Terre, de Mars, ou encore de Vénus, et tourner autour d’une à une distance suffisante pour permettre l’existence de la vie.

Kepler a permis de découvrir près de 4 034 exoplanètes répondant à ces critères. Et environ 2 300 d’entre elles furent ultérieurement reconnues.

Les scientifiques ont ensuite réduit ces estimations en utilisant différents facteurs grâce au logiciel Robovetter. Ils ont notamment pris en compte la variabilité de chaque étoile et se sont basés sur le flux de photons et le rayon de chaque planète, ce qui leur a encore permis d’affiner leurs estimations.

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On a encore besoin de données très précises pour affiner ces résultats

Fort de ces nouvelles données, et sachant qu’il y a quelques milliards d’étoiles dans la Voie Lactée, après calculs, les chercheurs sont arrivés à la conclusion selon laquelle près de la moitié des systèmes stellaires étudiés pourraient abriter des exoplanètes potentiellement habitables. Cela équivaut à 300 millions d’étoiles présentes dans notre galaxie.

Michelle Kunimoto, astronome au MIT, a soutenu que la connaissance de caractéristiques communes entre la Terre et d’autres planètes pourrait aider à l’élaboration des missions de recherche futures. Parmi ces facteurs, il y a par exemple la présence d’eau à la surface de ces exoplanètes, ou encore leurs détails granulaires. Cela permettrait d’affiner beaucoup plus les résultats.

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