Nous vivons peut-être dans un donut géant

Les scientifiques ont toujours voulu résoudre les mystères de l’Univers. Même si de nombreuses questions restent encore en suspens, certains d’entre eux n’hésitent pas à émettre des hypothèses pour faire avancer la Science. En juillet, par exemple, un astrophysicien se demandait ce qu’il y avait au-delà de l’Univers. Des mathématiciens ont, quant à eux, cherché à savoir si l’Univers était conscient.

Cette fois-ci, les scientifiques se sont demandé ce qui se passerait si l’Univers était en fait un beignet ? Plus précisément, si l’on pouvait voyager dans un vaisseau spatial dans une direction et revenir finalement au point de départ.

Un homme regardant la Voie lactée
Crédits Pixabay

Dans ce cas-là, la seule solution serait que l’Univers soit comme un beignet. Alors de tels mouvements seraient possibles et les physiciens pourraient potentiellement mesurer sa taille.

L’Univers ne ferait que 45 milliards d’années-lumière ?

Justement, l’astrophysicien Thomas Buchert, de l’Université de Lyon, Centre de recherche en astrophysique en France, et son équipe ont examiné la lumière au début de l’univers et en ont déduit que notre cosmos pourrait être multiconnecté. Ainsi, l’espace semble être fermé sur lui-même comme un beignet en trois dimensions.

Si c’est le cas alors les chercheurs déclarent que le cosmos entier pourrait n’être que trois à quatre fois plus grand que les limites de l’Univers observable, donc 45 milliards d’années-lumière environ.

Une équipe d’astrophysiciens de l’Université d’Ulm en Allemagne et de l’Université de Lyon en France a examiné le fond diffus cosmologique (CMB en anglais). Il s’agit du nom donné à un rayonnement électromagnétique très homogène observé dans toutes les directions du ciel. A l’origine, notre Univers était un million de fois plus petit que sa taille actuelle.

Les astrophysiciens soutiennent l’idée d’un univers fini

Les scientifiques se sont alors mis à examiner les perturbations de la température du CMB. Si une ou plusieurs dimensions de notre univers se reconnectaient avec elles-mêmes alors les perturbations ne pourraient pas être plus grandes que la distance autour des boucles, selon Live Science.

Buchert a d’ailleurs expliqué dans un mail que « dans un espace infini, les perturbations de la température du rayonnement CMB existent à toutes les échelles. Si, cependant, l’espace est fini, alors il manque ces longueurs d’onde qui sont plus grandes que la taille de l’espace ». Autrement dit, il y aurait une talle maximale aux perturbations qui pourrait révéler la topologie de l’Univers.

Buchert déclare ainsi qu’il faut faire des simulations dans une topologie donnée et comparer avec ce qui est observé. Les propriétés de fluctuations observées du CMB montreraient une « puissance manquante » à des échelles dépassant la taille de l’Univers. Les chercheurs ajoutent enfin que :

Nous trouvons une bien meilleure correspondance avec les fluctuations observées par rapport au modèle cosmologique standard qui est considéré comme infini. Nous pouvons faire varier la taille de l’espace et répéter cette analyse. Le résultat est une taille optimale de l’univers qui correspond le mieux aux observations du CMB. La réponse de notre analyse est clairement que l’univers fini correspond mieux aux observations que le modèle infini. Nous pourrions dire : maintenant nous connaissons la taille de l’univers.

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