Notre Soleil est entré dans un nouveau cycle

En décembre 2019, le Soleil a entamé un nouveau cycle d’activité. La NASA et l’Agence américaine d’étude de l’atmosphère et des océans (NOAA) n’ont communiqué à ce sujet qu’en septembre 2020. À en croire les prédictions de l’agence spatiale américaine, ce 25ème cycle d’activité sera relativement faible.

Pour rappel, l’activité solaire est caractérisée par l’intensité du champ magnétique du Soleil et par le nombre de taches à sa surface. Le cycle précédent avait enregistré un maximum de 116 taches solaires, sachant que la moyenne est de 179. D’après les estimations de la NASA, ce 25ème cycle devrait atteindre environ 115 taches en 2025.

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Une équipe de chercheurs du National Center for Atmospheric Research (NCAR) a récemment contesté les prévisions de la NASA. À en croire ces experts, ce cycle pourrait en fait être l’un des plus forts jamais enregistrés.

Des cycles magnétiques qui durent 22 ans

Selon le physicien Scott McIntosh, du NCAR, les scientifiques ont toujours eu des difficultés « à prédire à la fois la longueur et l’intensité des cycles solaires parce que nous n’avons pas une compréhension fondamentale du mécanisme à l’origine de ce cycle. » Les prévisions qu’il a faites avec son équipe se basent sur la croyance que les cycles magnétiques du Soleil dureraient en fait 22 ans.

En se concentrant sur l’activité solaire de ces 20 dernières années, ces chercheurs ont remarqué la présence de scintillements ultraviolets qui se déplacent des pôles vers l’équateur, pour se rejoindre au centre. La rencontre de ces points lumineux au niveau de l’équateur coïncide avec un moment crucial que les chercheurs appellent « terminateur. » Cela marque la fin d’un cycle solaire et le début du suivant. Le mouvement de ces scintillements aurait une incidence sur les activités des taches solaires.

Des taches solaires comprises entre 210 et 260

Il arrive que la durée de déplacement de ces scintillements ultraviolets ne soit pas la même. Parfois, ils ralentissent au niveau des latitudes moyennes. De ce fait, le temps qui s’écoule entre les évènements terminateurs varie.

Les chercheurs ont remarqué qu’il y avait une corrélation directe entre la durée des terminateurs et l’intensité des cycles solaires.

« Sur 270 ans d’observation, nous notons que plus le temps entre deux événements terminateurs est long, plus le cycle qui suit est faible. Et inversement, plus le temps entre deux terminateurs est court, plus le prochain cycle est fort. »

Un cycle court dure moins de 11 ans. Ce genre de cycle est généralement suivi par des maxima avec plus de 200 taches solaires. Etant donné que le cycle 24 a duré environ 10 ans, les chercheurs du NCAR s’attendent à ce que le 25ème cycle soit très intense, avec des taches solaires comprises entre 210 et 260.

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