La France aura bientôt un nouveau système d’alertes

C’est officiel, le service de diffusion cellulaire sera enfin utilisé dans l’Hexagone à partir de juin 2022. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin l’a confirmé lors de son passage à Rouen le 24 septembre 2020.

Également connue sous son nom anglais « cell broadcast »,  la diffusion cellulaire est une technologie nécessitant un réseau de téléphonie mobile. Fonctionnant à la manière d’un système d’alerte, elle permet d’avertir la population en cas de catastrophes naturelles ou de situations d’urgence complexes.

En pratique, cette technologie qui n’est pas du tout nouvelle offre la possibilité d’envoyer simultanément le même message aux habitants d’une zone géographique bien définie. Le texte s’affiche automatiquement sur l’écran du mobile du destinataire.

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Le service est compatible avec tout type de téléphones portables que ce soit simple, multimédia, ou smartphone. Il reste fonctionnel même en cas de saturation des réseaux voix et données.

Un projet onéreux

Comparée à d’autres pays comme les États-Unis, le Japon, la Chine, la Russie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Chili…, la France a du retard quant au déploiement de cette technologie. Or, cette dernière a été présentée pour la première fois à Paris en 1997.

Rappelons que le gouvernement français a déjà envisagé d’avoir recours à la diffusion cellulaire en 2012. Le projet était malheureusement tombé à l’eau à cause des contraintes techniques et budgétaires. D’après une estimation faite par Orange l’année dernière, sa mise en place nécessiterait dans les deux à trois millions d’euros par opérateur. L’État devrait en outre effectuer des investissements supplémentaires.

SAIP, Facebook et Twitter : des alternatives à la diffusion cellulaire

En guise d’alternative à la diffusion cellulaire, le gouvernement français a créé l’application mobile d’alerte SAIP (système d’alerte et d’information des populations). Lancé le 8 juin 2016, le dispositif permettait notamment d’alerter la population en cas d’attentat.

L’application n’est cependant plus fonctionnelle depuis 2018 en raison de son inefficacité. C’est là que le ministère de l’intérieur a décidé d’utiliser Facebook et Twitter pour diffuser des messages d’alertes. Cette deuxième solution a également sa limite dans la mesure où tout le monde n’est pas inscrit sur les réseaux sociaux.

Bien que la technologie de diffusion cellulaire soit coûteuse, la France n’a plus d’autre choix que de la déployer. Les Etats membres de l’Union Européenne y sont obligés conformément à la directive de 2018.