Nouvelle découverte sur le SRAS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19

Cela fait un peu plus d’un an maintenant que nous sommes contraints de vivre avec la Covid-19. Le déploiement des vaccins qui se fait progressivement aux quatre coins du globe apporte une lueur d’espoir à la population mondiale. De leur côté, les scientifiques poursuivent leurs recherches pour tenter d’en apprendre plus sur le SRAS-Cov-2, le virus à l’origine du Coronavirus.

Le 12 mai 2021, le site Science Alert a publié un article qui met en lumière les nouveaux travaux des chercheurs du MIT. D’après cette équipe de scientifiques, le SRAS-CoV-2 aurait la capacité de s’immiscer dans le génome humain. Cette théorie avait déjà fait l’objet d’une étude menée en 2020 par le chercheur Liguo Zhang, du Whitehead Institute du MIT, et ses collègues.

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Les résultats de leurs recherches avaient fait l’objet de nombreuses critiques. Ils ont récemment mis à jour leurs travaux et ont fourni des éléments supplémentaires qui soutiennent leur hypothèse.

Un virus qui peut s’inviter dans le génome humain ?

Le génome humain garde les traces des fragments génétiques de virus qui ont infecté nos ancêtres par le passé. Malgré le scepticisme de leurs collègues chercheurs, Liguo Zhang et son équipe pensent que le SRAS-CoV-2 a de fortes chances d’intégrer notre génome. Le virus de la Covid-19 n’est pourtant pas équipé pour se faire une place dans notre librairie génétique.

« Le SRAS-CoV-2 n’est pas un rétrovirus, ce qui veut dire qu’il n’a pas besoin de faire une rétrotranscription pour se dupliquer », a expliqué Liguo Zhang.

Il est à noter que les rétrovirus se servent d’une enzyme baptisée transcriptase inverse pour transcrire leur information génétique en ADN. Toutefois, selon Liguo Zhang, il ne s’agit pas d’une règle immuable.

« Des séquences de virus à l’ARN non rétroviral ont été détectées dans les génomes de plusieurs espèces vertébrées, dont les humains », a-t-il déclaré.

Focus sur les rétrotransposons LINE-1

Les chercheurs ont utilisé des données obtenues à partir de la culture de cellules infectées et de prélèvements effectués sur des patients. Ils ont découvert des transcriptions d’origine humaine et virale parmi les séquences produites par certaines cellules.

Ils ont ensuite mené des expériences pour déterminer si la présence de particules de SRAS-CoV-2 est suffisante pour que les cellules produisent des enzymes spécialisées dans la rétrotranscription d’ARN en ADN. Les résultats qu’ils ont obtenus soutiennent l’hypothèse selon laquelle les séquences du Coronavirus peuvent être copiées et collées dans notre génome.

D’après les chercheurs, la présence du rétrotransposons LINE1 dans notre génome pourrait même faciliter l’accès du SRAS-CoV-2 dans notre ADN. Il est à noter que les rétrotransposons sont des éléments transposables qui peuvent se déplacer. Ils peuvent donc offrir une occasion aux fragments génétiques du SRAS-CoV-2 de s’insinuer dans notre génome.

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