Nouvelle-Zélande : le réseau 5G sera déployé sans Huawei

Huawei n’est pas dans une situation facile. Alors que le leader chinois des smartphones a été banni des États-Unis et de l’Australie pour des raisons de sécurité nationale, c’est maintenant au tour de la Nouvelle-Zélande de lui fermer les portes de son marché.

Les services de sécurité néo-zélandais viennent d’interdire à Spark, le principal opérateur de télécommunications du pays, d’utiliser les équipements de la marque Huawei pour le développement et le déploiement du futur réseau 5G à travers la Nouvelle-Zélande.

La nouvelle a été annoncée dans un communiqué par Spark le 28 novembre 2018.

Une menace pour la sécurité nationale

Dans son communiqué, Stark explique avoir principalement pensé à utiliser les matériels informatiques d’Huawei pour la mise en place de son réseau 5G. Seulement, lorsque le projet a été soumis au bureau gouvernemental pour la sécurité des communications (GCSB), le directeur général, Andrew Hampton, a rejeté l’idée.

« Le directeur général a informé Spark qu’il considère que la proposition de l’entreprise d’utiliser l’équipement 5G de Huawei dans le futur RAN 5G de Spark poserait, si elle était mise en œuvre, des risques significatifs pour la sécurité nationale. » dévoile le communiqué.

Tout comme les États-Unis et l’Australie, la Nouvelle-Zélande craint que les matériels fournis par Huawei soient un jour utilisés comme outil d’espionnage par la Chine.

Huawei se défend, mais les États-Unis appellent au boycott de ses équipements

Depuis quelques mois, Huawei fait face à la méfiance de nombreux gouvernements. Si les États-Unis, l’Australie et maintenant la Nouvelle-Zélande ont décidé de se passer des équipements informatiques du géant chinois, d’autres pays comme la France et l’Allemagne hésitent à lui faire confiance. La raison : la «  proximité » d’Huawei avec Pékin.

La société clame cependant haut et fort son indépendance vis-à-vis de l’Empire du Milieu. Sur son site web, le groupe chinois soutient « adopter une attitude ouverte, transparente et sincère » ajoutant que la firme « est disposée à collaborer avec tous les gouvernements, clients et partenaires afin de faire face conjointement aux menaces et aux défis de la cyber sécurité. »

C’est sans compter la campagne de dénigrement actuellement menée par les États-Unis. Washington invite ses alliés à boycotter les matériels informatiques d’Huawei pour la mise en place de leur réseau 5G. Pour Huawei, c’est une véritable catastrophe car ce sont plusieurs milliards de chiffre d’affaires sur plusieurs années qui lui filent entre les doigts.

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