Des astronomes ont peut-être découvert le noyau d’une géante gazeuse

Des scientifiques ont découvert une planète pas comme les autres en dehors du système solaire. De par sa taille et sa masse, celle-ci pourrait être le cœur d’une géante gazeuse.

Ayant été lancé en avril 2018, le télescope spatial TESS vient de faire une découverte majeure. Comme nous l’apprend Sciencenews.org, l’engin spatial a repéré un nouveau corps céleste situé à environ 734 années-lumière de la Terre. Contrairement aux planètes que nous connaissons à l’heure actuelle, celui-ci est à la fois dense et chaud en raison de sa proximité avec son étoile. D’après les astronomes qui l’ont découvert, il faut environ 18 heures à TOI 849b pour effectuer une rotation complète autour de son étoile. Quant à la température sur sa surface, elle avoisine les 1500°C. Grâce aux données complémentaires fournies par l’Observatoire de la Silla, au Chili, il a été prouvé que la nouvelle planète possède un rayon de près de 3,5 fois celui de la Terre.

Des astronomes ont peut-être découvert le noyau d’une géante gazeuse – Crédits Pixabay.com

Pour ce qui est de sa masse, elle est d’environ 39 fois plus grande que celle de la planète bleue.

Une atmosphère particulièrement « minuscule »

Compte tenu de sa taille et de sa masse, TOI 849b possède une densité proche de celle de la Terre. Elle est donc principalement constituée de roches.

Par contre, son atmosphère représente à peine 4% de sa masse, ce qui est particulièrement peu pour un corps céleste de son genre. En raison de cette particularité, l’équipe d’astronomes de l’Université de Warwick à Coventry, en Angleterre, dont fait partie David Armstrong, avance que l’exoplanète pourrait être le noyau résiduel d’une géante gazeuse.

Si cette hypothèse est exacte, cette découverte serait alors une première dans le domaine de l’astronomie.

À lire aussi : Voici une exoplanète sur laquelle l’année ne dure que 36 heures

Une conclusion à prendre avec des pincettes

Dans la théorie standard de la formation des planètes, toute boule de roche qui possède environ 10 masses terrestres ou plus devrait engloutir insatiablement le gaz du disque de gaz et de poussière dans lequel elle s’est formée, note Science News. À 39 masses terrestres, le TOI 849b devrait en conséquence avoir une atmosphère épaisse, sauf que ce n’est pas le cas.

Élisabeth Adams, astronome au Planetary Science Institute de Somerville, dans l’État du Massachusetts, émet quelques réserves par rapport à la conclusion de cette découverte. Pour elle, il est un peu prématuré de dire que le TOI 849b est réellement le noyau d’une géante gazeuse. Il se pourrait que les particularités physiques et chimiques de l’exoplanète découlent du fait que la majeure partie du disque protoplanétaire se soit dissipée.

À lire aussi : AU Mic, l’exoplanète qui nous en apprendre peut-être plus sur l’histoire de la Terre

Mots-clés astronomie