L’observatoire de Rubin stockera ses données dans le cloud de Google

L’observatoire Vera C. Rubin, anciennement connu comme étant le Large Synoptic Survey Telescope (LSST), est en cours de construction sur la montagne du Cerro Pachón, au Chili. Une fois qu’il sera opérationnel, il devrait permettre de percer certains mystères de l’Univers. Les scientifiques espèrent notamment qu’il les aide à en apprendre plus sur la matière noire.

Le 9 décembre 2020, on a appris que l’observatoire Vera C. Rubin avait franchi une nouvelle étape. Il a fait savoir à travers un communiqué qu’il avait signé un contrat de trois ans avec Google pour stocker ses données d’observations astronomiques dans le cloud du géant du web. D’après les principaux intéressés, cet accord permettra de partager des informations scientifiques à « grande échelle » dans le monde entier grâce aux services Internet.

Une photo de la Voie lactée, prise depuis la Terre
Crédits Pixabay

En attendant que l’observatoire de Rubin soit entièrement opérationnel en 2023, Google va héberger l’Interim Data Facility (IDF). Cette installation se chargera de collecter les données préliminaires de l’observatoire.

Un observatoire qui aspire à faire avancer les recherches scientifiques

Au début, les données collectées par l’IDF seront mises à disposition d’une centaine de chercheurs. L’observatoire de Rubin optera ensuite pour une plus large diffusion. Pour Bob Blum, le directeur des opérations de l’observatoire, ces données seront indispensables pour faire avancer les recherches scientifiques.

Selon lui, c’est « la seule expérience qui recueille des données sur le système solaire, l’expansion de l’univers, les étoiles variables et explosives, mais aussi celles qui constituent notre Voie lactée. » Il a ajouté que l’utilisation d’une « infrastructure établie et fiable » comme celle de Google leur permettra de s’assurer qu’ils seront prêts à fournir des informations à leur communauté une fois que les télescopes, les caméras et les systèmes de données seront au point.

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Une plateforme spécialement dédiée à la science

Google a indiqué que la base de données provisoire qu’il hébergera pour l’observatoire de Rubin sera très vaste. Pour y accéder, les utilisateurs devront passer par une plateforme scientifique qui utilise un navigateur spécial. Ainsi, cela leur évitera de télécharger les données dont ils ont besoin.

La firme de Mountain View a déclaré que l’observatoire devrait générer environ 500 pétaoctets (soit près de 500 000 téraoctets) d’informations. Pour Mike Daniels, le vice-président du secteur public mondial de Google Cloud, « les progrès que nous constatons dans le domaine de l’astronomie indiquent un appétit croissant pour les données qui ne peuvent être traitées qu’à l’échelle et la vitesse du cloud. »

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Il a conclu en expliquant que cet accord permet à l’observatoire de Rubin de profiter « d’un stockage de données cloud à faible coût. »

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