Oh pinaize !

Y a pas à dire, le week-end aura été foutrement violent. Ouais, genre un Fear Factor mais en version goulag sibérien, si vous voyez ce que je veux dire. Après bien des plantages, la Fredzone s’est en effet tout simplement… heu… éteinte en ce beau dimanche glacial et votre humble serviteur a bien failli perdre le fruit de son travail de ces deux dernières années. Rien que ça…

Non, mais vous imaginez un peu, les gens… Perdre tous ces zolis billets avec des putes de l’est, des castors et des Miss France ? Tout ça à cause d’une base de données vraiment vilaine et d’une sauvegarde encore plus pourrave ? Y a pas à dire, on est passé à un doigt du black-out complet. Alors bon, on a bien perdu quelques plumes dans l’histoire, mais le fait est qu’on s’en est finalement pas si mal sorti.

Mais qu’est ce qui s’est passé au juste ?

Concernant le plantage de la journée qui renvoyait tous mes visiteurs sur une page blanche et vide, je n’en sais vraiment rien. Bon, j’aurais bien envie de dire que c’est de la faute de Jean Sarkozy mais vous allez finir par penser que je suis de gauche et, pire encore, peut-être même m’associer au P.S. Donc concernant ce point, vous n’aurez rien d’autre que mon silence, aussi érotique soit-il.

Non, le vrai gros problème de l’histoire, c’était ma base de données. Avant de réinstaller la Fredzone, j’ai bien évidemment pris soin de faire des backups complets de ma base et de mes fichiers. Sauf que voilà, dans ma base, certains plugins m’avaient foutu une merde noire et ma sauvegarde ne pouvait par conséquent pas être restaurée. Je vous passe sur les erreurs SQL qui m’ont sauté aux yeux tels de diaboliques petits lutins, le fait est que ma sauvegarde, en l’état, était complètement irrécupérable.

Du coup, il ne me restait plus qu’à faire des requêtes SQL à la main, table par table. Je ne sais pas si vous avez déjà eu ce genre de trucs à faire mais quand on sait que la Fredzone compte 1300 billets et plus de 15000 commentaires, je vous assure que c’est long, très long à faire. Et le plus drôle c’est qu’au final, j’avais de vilaine erreurs d’encodage qui tronquaient tous mes billets et tous vos commentaires. Autant vous dire que j’ai ressorti mes cours SQL du placard et que j’ai bidouillé quelque chose de bien pour tenter de tout récupérer.

Tout, ou presque. Dans cette terrible histoire, j’ai perdu quelques commentaires, dont ceux que vous avez posté sur le billet intégré à WordPress et qui est resté en ligne pendant un petit moment. D’ailleurs, je vous remercie, entre deux ou trois requêtes SQL, ça m’a vraiment fait plaisir de vous lire. Comme quoi, quand on est un sociopathe avéré et cliniquement prouvé, on finit quand même par s’attacher aux gens.

La question que je me suis posé, en pensant tout perdre, c’était de savoir quoi faire ensuite. Quand on bosse pendant deux ans et demie sur un blog, qu’on créé des liens avec des gens et que tout cela se retrouve d’un coup menacé par un horrible bug, vous avez plein d’idées qui vous viennent en tête. Ce que je sais, c’est que si la Fredzone venait un jour à disparaître, je n’en resterais pas là. Certes, tenir un blog, c’est du boulot, et j’y passe la plupart de mes soirées et de mes nuits d’insomnie, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Le truc qu’on ne sait pas, quand on commence à bloguer, c’est qu’on y risque de son âme. Même s’il ne s’agit, de prime abord, que d’un simple jeu, ou même d’un passe-temps, le fait est que le blogging devient très vite une addiction. Et ce n’est pas qu’un question de statistiques ou de fric, hein. Non, c’est juste que ça fait du bien d’avoir un endroit à soi… Et de le partager avec les autres.

Bref, tout ça pour vous dire que ça fait quand même du bien de vous retrouver.