Olgoï-Khorkhoï, ou la légende du ver de la mort mongol

Des légendes mongoles font allusion à une créature invertébrée mesurant entre 60 cm et 90 cm de long pour un diamètre d’environ 20 cm. Il s’agit d’un cryptide, c’est-à-dire que son existence n’a été démontrée par aucune preuve tangible. Connu sous le nom de « Olgoï-Khorkhoï » ou « ver intestin », cet animal mythique est censé vivre dans le désert de Gobi, en Mongolie.

Les récits de ce peuple nomade d’Asie lui attribuent la capacité de tuer des animaux ou des humains.

La photo d'un ver

Photo de Viktor Talashuk – Unsplash

Le nom du ver intestin lui vient de sa ressemblance avec l’intestin de vache. Il aurait une couleur rouge sang. Les cryptozoologues le décrivent comme étant dépourvu d’yeux, de bouche et de narines. En outre, il aurait bien une tête et une queue, mais celles-ci se confondraient au point d’être impossibles à distinguer.

Le mythe de l’Olgoï-Khorkhoï a inspiré des œuvres littéraires et cinématographiques célèbres.

Le ver intestin pourrait tuer par un poison ou une décharge électrique

Le ver intestin se déplacerait comme un serpent, en rampant et en s’enroulant sur elle-même. Il aurait un attrait particulier pour la couleur jaune et sortirait de son refuge au début de l’été.

La créature serait dotée d’une arme pouvant être fatale. Si l’on en croit certains témoignages, il s’agirait d’un poison qu’il produirait lui-même ou qu’il puiserait dans une plante dont il se nourrit. L’herpétologie belge Olivier Pauwells Olgoï-Khorkhoï l’a assimilé à un serpent du genre Eryx.

Selon d’autres récits, le ver intestin tuerait par décharge électrique. Il accumulerait l’énergie nécessaire à travers les longs frottements sur le sol sec du désert. D’ailleurs, l’animal serait a priori inoffensif, mais la décharge électrique qu’il est susceptible de générer peut s’élever à des centaines de volts. Il pourrait ainsi causer une mort par électrochoc à un humain.

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Des œuvres inspirées de la créature légendaire

Parmi les œuvres cinématographiques inspirées par cet animal mythique, il y a le téléfilm Mongolian Death Worm. Sorti en 2010, l’ouvrage présente des séquences où des vers assoiffés de sang s’emparent d’une usine en construction dans le désert de Mongolie.

La créature figure également dans À la poursuite de l’Olgoï-Khorkhoï d’Alexandre Moix. Il s’agit du deuxième tome d’une série de romans, intitulée Les Cryptides, sorti en 2009. Une partie des textes de l’ouvrage fait référence à des vers monstrueux prenant d’assaut des monuments parisiens.

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Mots-clés cryptozoologie