On a découvert une drôle de source d’ondes gravitationnelles

Tout le monde le sait : Albert Einstein était en avance sur son temps. En 1916, le père de la relativité générale a prédit l’existence des ondes gravitationnelles. En se basant sur le principe d’équivalence développé par Isaac Newton, Einstein a avancé l’hypothèse que la gravitation n’était pas une force, mais plutôt une déformation de la géométrie de l’espace-temps.

Plus tard, certains scientifiques ont remis en question les calculs d’Albert Einstein. Toutefois, cela n’est plus d’actualité. Durant des années, la communauté scientifique a essayé de trouver des éléments prouvant l’existence de ces ondes. Avec succès. Et depuis, nous ne cessons d’en apprendre plus à leur sujet.

Crédits Pixabay

Une nouvelle découverte réalisée par une équipe d’astronomes apporte ainsi une nouvelle fois une preuve indirecte de l’existence de ces ondes gravitationnelles, avec des particularités intéressantes.

Des ondes gravitationnelles produites par deux naines blanches

Dans une étude publiée sur le site arXiv.org, des chercheurs du Center for Astrophysics de l’Université d’Harvard ont rapporté la découverte d’un système binaire de naines blanches qui serait justement en train de générer des ondes gravitationnelles.

Ce système, connu sous le nom de J2322+0509, a une période orbitale courte d’un peu plus de 20 minutes et serait la première source d’ondes gravitationnelles de ce genre à avoir été identifiée.

J2322+0509 est constitué de deux naines blanches dont le cœur est essentiellement composé d’hélium.

Une étude qui ouvre la voie à des recherches plus poussées

Les scientifiques à l’origine de cette étude précisent bien ne pas avoir observé directement les ondes gravitationnelles évoquées dans leur étude. Toutefois, l’observation de ces systèmes binaires de naines blanches pourrait, à terme, leur en apprendre plus sur ces fameuses ondes.

Cela tombe bien, car les naines blanches de ce genre seraient nombreuses.

« Les théories prédisent qu’il existe plusieurs naines blanches binaires au cœur composé d’hélium. Cette détection fournit un ancrage pour ces modèles et pour les futures expériences afin que nous puissions trouver plus d’étoiles de ce genre et déterminer leur nombre exact. »

a expliqué Warren Brown, un astronome du Center for Astrophysics et auteur principal de cette étude.

Au moment de cette découverte, les chercheurs n’ont pas utilisé de télescope sophistiqué. Mais pour les observations à venir, ils comptent se servir de LISA (Laser Interferometer Space Antenna), le premier observatoire spatial d’ondes gravitationnelles. LISA s’entraînera sur le système J2322+0509 pour s’assurer que l’instrument pourra correctement le détecter.

Mots-clés astronomie