On a découvert une exoplanète géante avec des nuages gorgés d’eau

K2-18b, c’est le nom de l’exoplanète qui retient l’attention de nombreux astronomes en ce moment. Elle se trouve à 110 années-lumière de la Terre dans la constellation du Lion, et fait le tour d’une petite étoile en 33 jours. Sa particularité ? Deux équipes d’astronomes ont déclaré avoir détecté des signes signifiant la présence d’eau liquide dans son atmosphère en septembre dernier. Ensuite, un troisième groupe a récemment indiqué que les pressions de cette eau liquide pourraient être favorables à la vie.

Björn Benneke, astronome à l’Université de Montréal, et qui a mené l’une des équipes derrière les analyses effectuées en septembre 2019, a déclaré que l’exoplanète était un objet d’étude unique. Lui et ses collègues avaient utilisé les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer pour étudier K2-18b plus d’une dizaine de fois au cours d’une période de trois ans. Le but était d’observer de près son atmosphère, et on peut dire que les résultats n’ont pas déçu puisque les chercheurs ont pu y découvrir la présence de nuages gorgés d’eau.

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Ce n’est pas la première fois que des astronomes étudient l’atmosphère d’une exoplanète. Cette récente étude est toutefois assez particulière puisque K2-18b est plus petite que les planètes étudiées auparavant. Elle est seulement 2,6 fois plus grosse que la Terre avec une masse 8,5 fois supérieure.

De bonnes conditions pour la présence d’eau

Lorsqu’ils ont analysé l’atmosphère de l’exoplanète K2-18b, les scientifiques ont remarqué que le rayonnement lumineux émis par l’étoile était totalement stoppé à une certaine altitude. A l’aide de modèles, Benneke et ses collaborateurs ont pu déterminer qu’à cette altitude, la pression et la température étaient parfaites pour avoir de l’eau sous forme liquide. Selon Benneke, avec les informations qu’ils avaient sous la main, la seule explication possible était la présence de nuages faits d’eau liquide comme ce que l’on peut voir sur Terre.

Quand les nuages commencent à être saturés d’eau, la pluie finit par tomber. Cependant, sur K2-18b, la pluie ne touche pas le sol puisque les conditions de pression et de température un peu plus basse vont causer son évaporation.

Une catégorie encore mystérieuse

On peut penser que K2-18b est une planète similaire à la Terre avec ses nuages d’eau. Ce n’est cependant pas le cas puisque l’exoplanète est plutôt classifiée comme étant une sub-Neptune, c’est-à-dire une géante gazeuse sans surface. Les recherches effectuées à l’aide du télescope spatial Kepler ont permis de savoir que cette catégorie de planètes était la plus commune dans notre galaxie. Plus des trois quarts des planètes de la Voie Lactée sont en effet des sub-Neptunes.

Jusqu’ici, les astronomes ont encore des difficultés à comprendre le fonctionnement de ces « petites » géantes gazeuses. La raison est que ces planètes dont la masse est comprise entre celle de la Terre et celle de Neptune n’existent pas dans notre système solaire.

On peut dire que les résultats provenant de K2-18b sont une aubaine pour les chercheurs afin d’en savoir plus sur les sub-Neptunes. Ils permettront aussi d’élargir notre connaissance sur l’évolution des planètes.