On a découvert une nouvelle exoplanète habitable en analysant d’anciennes données de Kepler

Cela fait maintenant presque un an et demi que le télescope spatial Kepler a été mis à la retraite par la NASA. Pourtant, les scientifiques de l’agence spatiale continuent de faire des découvertes à partir des données collectées par le télescope. Récemment, ils ont trouvé en analysant ces données qu’il existait une exoplanète potentiellement capable de soutenir la vie, et qui a d’ailleurs 1,06 fois la taille de la Terre.

D’après l’étude en question publiée dans la revue The Astrophysical Journal Letters, l’exoplanète s’appelle Kepler-1649c et orbite autour d’une naine rouge se trouvant à 300 années-lumière de la Terre. Elle se trouve dans la « zone habitable » du système puisqu’elle fait le tour de son astre en 19,5 jours terrestres. Selon les scientifiques, cette distance est idéale pour permettre l’existence d’eau liquide par rapport aux conditions de l’étoile. L’exoplanète reçoit également 75% de l’apport en énergie stellaire que la Terre reçoit du Soleil.

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Selon Thomas Zurbuchen, qui est administrateur associé de la Direction des Missions Scientifiques de la NASA, l’existence de ce monde lointain donne l’espoir qu’il y a quelque part une seconde planète Terre.

Le travail effectué par Kepler

La mission de Kepler a été divisée en deux phases, la première s’est terminée en 2013 et la deuxième a été une extension qui a duré près de 17 mois. Lors de ces périodes, le télescope a observé les étoiles en utilisant la méthode du transit. Il s’agit de détecter la présence d’une planète lorsque celle-ci passe devant son étoile et provoque une baisse de luminosité.

D’après ce que l’on sait, Kepler a détecté près des deux-tiers des 4100 exoplanètes découvertes jusqu’ici par les astronomes. Les données collectées par le télescope suggèrent également que 20 à 25 % des quelques 200 milliards d’étoiles de la Voie Lactée auraient des planètes rocheuses orbitant dans leur zone habitable.

Corriger les erreurs d’analyse

Selon les informations, il faudra encore des années aux astronomes pour pouvoir analyser toutes les données recueillies par Kepler, surtout qu’il faut aussi revérifier certains résultats, car d’anciens logiciels ont pu qualifier certaines planètes de fausses positives. Cette erreur a lieu lorsqu’autre chose qu’une planète passe devant l’étoile et crée une diminution de la luminosité.

Dans ce contexte, des chercheurs ont même formé un groupe dénommé Kepler False Positive Working Group pour traquer les erreurs dans les résultats d’analyse. C’est ce groupe qui a pu déterminer que la planète Kepler-1649c avait été qualifiée par erreur de fausse positive.

D’après les responsables de la NASA, certaines exoplanètes comme TRAPPIST-1f et Teegarden c ont une taille plus proche de celle de notre planète, et d’autres comme TRAPPIST-1d et TOI 700d sont plus proches en ce qui concerne la température. Toutefois, il n’y a pas une seule exoplanète autre que Kepler-1649c qui soit considérée comme étant proche de la Terre en considérant ces paramètres, plus le fait qu’elle se trouve dans la zone habitable.

En tout cas, il faudra encore que les chercheurs arrivent à étudier d’autres paramètres pour pouvoir conclure qu’il s’agit vraiment d’une seconde Terre. Il faut par exemple étudier la composition de l’atmosphère et la capacité de la planète à maintenir l’eau dans son état liquide. Il ne faut pas non plus oublier que l’étoile hôte est une naine rouge et que les étoiles de ce genre émettent fréquemment des radiations puissantes qui peuvent dépouiller leurs planètes de leur atmosphère.

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