On a peut-être élucidé l’un des mystères des comètes grâce à Rosetta

Rosetta nous a permis d’élucider un nouveau mystère lié aux comètes. Grâce à la sonde, des chercheurs ont effectivement pu identifier un nouvel élément de leur composition.

Rosetta a quitté le plancher des vaches le 2 mars 2004, en direction de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Ou Tchouri, pour les intimes. Elle est restée dans l’orbite du corps pendant plusieurs mois avant d’envoyer à sa surface un atterrisseur, Philae.

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Grâce à sa sonde et son atterrisseur, l’ESA a pu collecter beaucoup de données au sujet de la comète. Des données qui nous ont permis de faire de nombreuses découvertes notables.

Rosetta, une sonde qui nous aide à comprendre les comètes

Vous le savez peut-être, mais le système solaire s’est formé progressivement à partir de la condensation des éléments composant la nébuleuse solaire. Bien sûr, tous les éléments le composant ne se sont pas formés au même moment ou au même endroit.

Les comètes, pour leur part, se sont formées dans les parties extérieures de la nébuleuse solaire et donc loin de notre étoile. En conséquence, les chercheurs pensaient que le rapport azote/carbone de ces corps devait être identique à celui du Soleil.

Les données récoltées par Rosetta n’ont cependant pas permis de valider cette théorie et les chercheurs en charge de la mission ont ainsi constaté que la comète contenait moins d’azote que prévu. Ce qui a donné naissance à de nombreuses théories difficiles à vérifier.

Olivier Poch, un chercheur travaillant pour l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique à Grenoble, s’intéresse depuis longtemps aux comètes et il a récemment entrepris de déterminer la liste des composés présents à la surface de Tchouri.

Une histoire de sels d’ammonium

67P/Tchourioumov-Guérassimenko a en effet une propriété étonnante. La comète absorbe une partie du spectre lumineux autour de la longueur d’onde de 3,2 micromètres. Olivier Poch et son équipe voulaient donc déterminer si cette caractéristique pouvait s’expliquer par un ou plusieurs composés présents à la surface du corps.

L’expérience a porté ses fruits. En étudiant le comportement de leurs simulations, Olivier Poch et son équipe ont en effet déterminé que le composé produisant l’effet d’absorption le proche de celui de Tchouri était… les sels d’ammonium.

Bien sûr, pour le moment, la prudence est de mise, mais les découvertes faites par Rosetta semblent aller dans le sens de leur hypothèse. La sonde a identifié une grosse quantité d’ammoniac en début d’année et les sels d’ammonium peuvent justement se décomposer en ammoniac.

Mais quel est le lien avec le rapport azote/carbone ? Il est simple, en réalité. Les anomalies constatées précédemment pourraient justement s’expliquer par la présence de ses sels d’ammonium.

Si vous voulez aller plus loin,  vous pouvez vous reporter à l’étude disponible sur ScienceMag.

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