On a mis la main sur le plus ancien fossile de “petite bête” jamais découvert, et il s’agit d’un mille-pattes

La découverte de la plus vieille petite bête jamais répertoriée vient récemment d’être partagée via un article de la revue scientifique Historical Biology. Baptisé Kampecaris obanensis, cet animal serait un mille-pattes découvert sur l’île de Kerrera, en Écosse. Il aurait vécu au cours du Silurien, il y a de cela environ 425 millions d’années.

Tandis que le Kampecaris obanensis faisant entre 2 et 3 centimètres de longueur, les restes fossilisés montrant un corps divisé en trois parties bien distinctes ne faisaient malheureusement pas apparaître ses appendices locomoteurs.

mille-pattes

Crédits Pixabay.

Toutefois, les études menées sur ce spécimen ont conclu que ce vieux mille-pattes devrait avoir environ 75 millions d’années de moins que l’âge qu’on lui a attribué. Pour expliquer cela, les spécialistes ont avancé que la datation par horloge moléculaire, une méthode faisant appel aux mutations génétiques qui s’accumulent dans un génome à une vitesse constante, entrait en jeu.

Le Kampecaris obanensis est le plus vieil arthropode jamais répertorié

Comme le souligne le Dr Michael Brookfield, chercheur au Département des sciences géologiques de la Jackson School of Geosciences (Texas), « même s’il est fort probable que des fossiles plus vieux puissent exister quelque part, le fait qu’ils n’aient pas encore été découverts jusqu’à présent fait du Kampecaris obanensis le plus ancien arthropode jamais répertorié. »

De plus, ce mille-pattes qui vivait sûrement au bord des lacs, dans un environnement semi-aride, et se nourrissait de plantes en putréfaction, a le même âge que la Cooksonia, une plante primitive datant du milieu du Silurien, également découvert en Écosse.

Si Brookfield est dans le vrai, cela signifie que les insectes et les plantes auraient déjoué la chronologie imposée par l’horloge moléculaire et auraient évolué particulièrement vite.

L’évolution des insectes et des plantes aurait donc pris beaucoup moins de temps que ce qu’on pensait

Comme l’indique Brookfield, les insectes et les plantes ont apparemment évolué très rapidement, contrairement aux autres espèces vivantes. D’ailleurs, les communautés forestières riches en témoignent, avec la diversité des arthropodes et des arbres.

Il est aussi important de noter que la majorité des insectes répertoriés ont été datés avec 20 millions d’années de retard, par rapport à leur fossile, selon cette étude.

Et selon le Dr Elizabeth Catlos, professeur au Département des sciences géologiques de la Jackson School of Geosciences, leur hypothèse, avançant que les insectes ont évolué plus promptement par rapport à la chronologie de l’horloge moléculaire, est tout à fait vérifiable.