On a peut-être trouvé une exolune volcanique

Une équipe de chercheurs internationale dirigée par l’Université de Berne, en Suisse, a peut-être fait la découverte d’une exolune volcanique située à 550 années-lumière de la Terre. La piste de cette exolune a été trouvée grâce à la présence de gaz sodium aux alentours de l’exoplanète WASP 49-b qui se trouve dans la constellation du Lièvre, au sud d’Orion.

D’après les scientifiques, la quantité élevée de gaz sodium serait le signe d’un volcanisme extrême. Dans la revue scientifique The Astrophysical Journal, les chercheurs ont indiqué que cette exolune volcanique était très similaire lo, la lune de Jupiter.

exolune

Crédits Pixabay

Cette dernière est présentée comme le monde le plus volcanique de notre système.

Des pistes sérieuses à explorer

Les chercheurs dirigés par l’Université de Berne prennent la piste de l’exolune volcanique très au sérieux. D’après Apurva Oza, coauteur de l’étude publiée dans The Astrophysical Journal, « le gaz neutre en sodium est si éloigné de la planète qu’il est peu probable qu’il soit émis uniquement par un vent planétaire. »

« Les observations de Jupiter et lo dans notre système solaire, ainsi que les calculs de perte de masse, montrent qu’une exolune pourrait être une source très plausible de sodium au-dessus de la planète. Nous sommes convaincus que seule une exolune peut ajuster les données pour cette planète en particulier », a-t-il indiqué. Si leurs observations sont vérifiées, cette exolune serait la première à avoir été découverte à ce jour.

Une exolune couverte de lave

Pour le moment, cette équipe de chercheurs n’est encore sûre de rien. Toutefois, d’après eux, si leurs hypothèses sont vérifiées, cette exolune serait un monde quasiment inexplorable en raison des conditions qu’elle a à offrir. « Ce serait réellement dangereux, avec une surface de lave en fusion, une version lunaire de super-terres proches comme 55 Cancri-e. »

Face aux hypothèses avancées par l’équipe d’Apurva Oza, certains scientifiques restent encore sceptiques. « Ce qu’ils suggèrent ici est certainement plausible, mais ce n’est pas une preuve directe qu’ils ont trouvé une exolune », a indiqué Uri Malamud, de l’Institut de Technologie Technion-Israel. Face aux déclarations de la communauté scientifique, les chercheurs dirigés par l’Université de Berne ont admis qu’ils devaient encore « trouver plus d’indices ».

Actuellement, cette équipe de chercheurs projette encore de poursuivre ses recherches pour s’assurer de sa découverte.