On a retrouvé le coeur d’un ancien bourgmestre en Belgique… deux siècles plus tard

Le cœur de Pierre David, un ancien Maire de la ville de Verviers, en Belgique, vient d’être retrouvé dans une fontaine érigée en son honneur en 1883. L’organe était enfermé à l’intérieur d’un coffret. Selon les dires, cet homme au grand cœur dirigeait sa ville avec droiture et transparence. De son vivant, il aurait été particulièrement apprécié par les habitants que, à sa mort, des gens auraient décidés de prélever son cœur et de le conserver.

Pierre David est né en 1771. Il a été élu bourgmestre de la ville de Verviers le 26 octobre 1830 avec une majorité écrasante. C’est aussi l’année de la proclamation de l’indépendance de la Belgique. Le politicien a été réélu en 1836 et a poursuivi son mandat jusqu’à sa mort en 1839, à l’âge de 68 ans.

Une photo symbolisant le coeur

Photo de Kelly Sikkema sur Unsplash

La mystérieuse boîte renfermant le cœur a été dissimulée dans une pierre creusée. Elle a été conservée à côté du buste du bourgmestre, sur la fontaine David. Des ouvriers l’ont dénichée pendant qu’ils effectuaient des travaux de rénovation.

Le cœur a été solennellement déposé dans le monument

Selon le récit officiel de la ville, le cœur du bourgmestre a été conservé à l’hôtel de ville avant d’être transféré dans la fontaine qui porte son nom.

La construction de ce monument a été achevée 44 ans après sa mort. Il y est inscrit : « Le cœur de Pierre David a été solennellement déposé dans ce monument le 25 juin 1883 ».

« Dans un trou bouché par une pierre, on a trébuché sur un coffret métallique gravé », a expliqué Angélique Koop, porte-parole de la ville.

« Le coffret est, à présent, exposé au Musée des Beaux-Arts et de la Céramique de Verviers. On peut y trouver également des documents historiques, un buste du bourgmestre, un masque moulé juste après son décès et des photos de la fontaine au moment de son inauguration », a déclaré Nathalie Weerts, conservatrice adjointe au musée.

Ce n’est plus une simple légende

Jusqu’à présent, faute de preuve concrète, cette histoire était considérée comme une légende de la ville, parmi tant d’autres. Pour lever tout mystère autour du sujet, le coffret sera exposé au public jusqu’au 20 septembre avant d’être replacé là où il était. Par respect pour le défunt et pour sa famille, le boîtier ne sera pas ouvert.

« Bravo à l’équipe qui a effectué les travaux ainsi qu’à celle du Musée des Beaux-Arts de Verviers. Dans le respect le plus strict et avec beaucoup de professionnalisme, ces équipes ont œuvré pour perpétuer notre richesse historique », a publié Christine Magis, la conseillère communale.

Mots-clés archéologie