On a retrouvé une bombe de 1000 kg datant de la Seconde Guerre mondiale dans la Loire

Il y a quelques jours, des sportifs ont fait une découverte inattendue dans la Loire, près de Saint-Ay. Alors qu’ils étaient en train de faire du paddle, ces derniers ont noté la présence d’un corps inconnue au fond de l’eau.

Le 13 juin 2020, après que la mairie de Saint-Ay ait été signalée de la présence de cet objet, les responsables ont découvert qu’il s’agissait d’une bombe en béton de 1000 kg datant de la Seconde Guerre mondiale. Pour éviter une éventuelle explosion, la mairie de Saint-Ay a fait appel à une équipe de déminage de Versailles.

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Fort heureusement, cette bombe datant de 1942-1944 n’était pas chargée.

Des découvertes fréquentes en Loire

Ce n’est pas la première fois qu’on fait de telles découvertes dans la Loire. Il faut savoir que durant la Seconde Guerre mondiale, cet endroit a été la cible de plusieurs bombardements. Toutefois, la découverte d’une bombe sous l’eau est assez rare comme le souligne Etienne Berthelin, chef du centre de déminage de Versailles.

« L’an passé, nous avons trouvé une bombe du côté de Blois. Cette fois, c’est du côté de Saint-Ay. C’est tout de même moins courant d’en trouver sous l’eau que sous terre. Mais nous savons qu’il y a eu des bombardements, il est donc très probable qu’il y ait encore des bombes. »

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Tout danger est écarté

Etienne Berthelin et son équipe se sont bien assuré que l’extraction de cette bombe ne représentait pas un danger. « Lorsqu’on découvre une bombe, il y a toujours une première équipe qui se rend sur place. Elle effectue les mesures de l’engin, prend des photos et surtout regarde le type de bombe que c’est. »

Même si la bombe n’est pas chargée, son extraction reste néanmoins difficile. L’équipe de déminage de Versailles se penche actuellement sur la meilleure façon dont il pourrait la ramener sur la Terre ferme.

« Nous sommes en train d’élaborer une méthode pour extraire la bombe, quand nous aurons trouvé la solution la plus adéquate possible nous la soumettrons à la préfecture. Nous envisageons toutes les options, mais le poids de la bombe ne facilite pas les choses, une tonne de béton c’est énorme ! »

Etienne Berthelin a déclaré que son équipe envisage « une extraction depuis la berge avec l’aide d’un tracteur ou par les airs avec l’aide d’un hélicoptère. »