On a réussi à déchiffrer des inscriptions datant de la Révolution Française

Depuis sa découverte en 1979, l’inscription sur une pierre datant de la Révolution française n’a cessé d’intriguer les chercheurs pour la simple raison qu’elle n’a jamais pu être déchiffrée. Cependant, il y a un an, un concours a été lancé pour voir si certains experts pourraient réussir là où beaucoup ont échoué, et finalement, il semblerait que l’énigme ait été résolue.

C’est en mai 2019 que les responsables de la ville de Plougastel-Daoulas dans le Finistère ont mis le public au défi de révéler le sens des 20 lignes gravées sur une pierre située dans une crique uniquement accessible à marée basse. Le message contenait entre autres des lettres et des symboles, ainsi que deux dates qui sont 1786 et 1787.

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D’après le Jerusalem Post, 61 groupes du monde entier ont proposé leur traduction, mais les responsables ont finalement sélectionné deux propositions avec à peu près la même conclusion.

Cette dernière stipule que le message était un mémorial à un homme du nom de « Serge » qui est décédé près de la plage, cinq ans avant les événements de la Révolution française.

Un casse-tête linguistique

Beaucoup se sont attaqués à la traduction du message ancien sans y arriver à cause du niveau de complexité qu’il présentait.

Selon les informations, la majorité du texte était écrite en Breton du 18e siècle, mais il y avait certains mots qui semblaient plutôt être gallois, ainsi que la lettre « ø », généralement utilisée dans la langue scandinave. De plus, certains caractères étaient écrits à l’envers ou étaient inversés, ce qui voulait dire que celui qui a écrit le message était à moitié analphabète.

D’après les explications de François-Pol Castel, un spécialiste de la langue bretonne, la première phrase de l’inscription, qui était écrite en Breton, disait que la vérité allait apparaître à travers les mots inscrits sur la pierre.

Les deux gagnants

L’une des traductions ayant été sélectionnées par le jury est l’œuvre de Roger Faligot et Alain Robet, le premier étant journaliste et le second dessinateur et écrivain de bandes dessinées. Selon l’Agence France Presse, leur résultat était assez sinistre puisqu’il était question de meurtre et que celui qui a écrit le message accusait quelqu’un d’avoir tué son ami Serge. Une partie du texte traduit disait en effet que ce dernier était l’incarnation du courage et de la joie de vivre, mais qu’il était mort quelque part sur l’île, abattu.

Quant à l’autre traduction gagnante, elle a été produite par Noël René Toudic, un professeur d’anglais et chercheur dans le domaine du langage celte. Dans une partie de son travail, Toudic parle de la mort de Serge qui n’avait pas de compétence en aviron, et dont le bateau a été renversé par le vent.

Les deux traductions gagnantes présentent certes deux versions différentes de l’histoire, mais la conclusion est toujours la mort du pauvre Serge. En tout cas, pour l’effort fourni, les deux équipes gagnantes du concours se sont partagé une récompense de 2000 euros.

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